After Mandawa we continue westwards towards Bikaner, a much bigger city with > 647.000 inhabitants. Just before arriving we visit the hugest Camel Farm of India. After another good night sleep, we walk thru the old city, admire more beautiful havelis - this time not painted but all ciseled in red Sandstone - and visit the huge fort. Then, the whole afternoon, we drive towards Jaisalmer but spend the night about 170km prior , in the fort of Pokaran. We are the only patrons that night, the whole fort is ours. What a feeling ! We also did a short stop at the temple of Ramdewora where many people come on foot to thank the god for help he offered. Miles before, they throw away their shoes and continue barefoot.
Nous continuons notre chemin vers l’ouest. Le long de la route, comme les autres jours, nous croisons et depassons des carioles tirees par des chameaux, des femmes en habits et voiles tres colores qui travaillent au champs, des hommes souvent vetus de blancs mais avec turbans également colores - ou non - menant un troupeau de chevres. La region est assez aride. Normal, nous arrivons dans le desert de Thar.
Notre etape suivante est la ville de Bikaner avec ses > 647.000 habitants. Quelques kilometres avant d’y arriver nous visitons le plus grand elevage de chameaux d’Inde : pres de 400 chameaux, males, femelles et bebes. On goute du lait de chamelle : pas mauvais, gout fort mais je pense que quand on aime le lait de chevre, on peut boire tous les laits. Le petit musee un peu desuet donne tout de meme pas mal d’explications. La difference entre le chameau de Bikaner et le Mewari ? Les enormes cils noirs de biche de l’un et le poil plus clair de l’autre (version courte).
Quasiment a cote de notre hotel se trouve le palais de l’ancien Maharadja de Bikaner devenu hotel de luxe. Nous y faisons un petit saut a la tombee de la nuit. Sa famille habitait au fort depuis des générations mais en 1902 il decida de demenager hors ville. Plus sur ce personnage historique dans un article suivant.
Qui connait la chanson
Le dimanche a Bamako, c’est le jour des mariages ...
Nous venons de changer les paroles :
Le mardi a Bikaner, c’est le jour des mariages …
Le lendemain matin nous allons nous promener dans la vielle ville, vraiment tres bruyante, polluee, un vrai cafouillis. Incroyable ! Les vaches, les scooters, les tuctucs, les chevres, les taxis, d’autres vaches, les poubelles, les echoppes de fruits frais, encore une vache et encore une chevre, attention 3 motos … tout se melange dans un tourbillon et une cacophonie quasi indescriptible. La vieille ville commence (ou termine) juste apres une vieille porte qui ressemble beaucoup a celles que l‘on trouve sur certains tableaux representant le Moyen Orient. Plusieurs fois, déjà, je me suis crue en Syrie... meme ambiance, meme minarets, meme architecture.
Apres plusieurs dedales, nous trouvons finalement les havelis locaux magnifiques : cette fois-ci non pas des fresques mais du gres rouge (sandstone) taillees au milimetre pres.
Et nous voila repartis dans notre petite voiture avec nos 2 guides, Raju et Routard. Route encore assez platte et paysages toujours arides.
Peu avant le coucher du soleil, nous nous arretons au temple de Ramdewora. Une bonne dizaine de kilometres avant d’y arriver, Raju nous fait remarquer le long de la route des milliers de sandales. Comme ca fait poubelle ! Mais, ne jugeons pas trop vite. Il s’agit de milliers de pèlerins qui y viennent a pieds depuis Perpette-les-Oies ou Youtsiplou et jettent leur sandales afin de terminer les derniers kilometres pieds nus. Ils y viennent afin de remercier leur Dieu (j’ai oublie son nom, ou plutôt, disons que l’explication de notre guide m’a completement confondue) pour des faveurs accordees. Grande devotion dans le temple meme et plein de petite echoppes aux alentours, comparable a l’ambiance que l’on retrouve a Lourdes. Quand au principe meme de la longue marche, elle m’a fait penser au pelerinage de Scherpenheuvel (en Belgique).
Arrivee le soir a Pokaran, dans le noir. Seul hotel valable : le fort/château (pas vraiment un château-fort). Moment hors du temps : l’arrivee a la porte du fort comme dans un film, sensation tout a fait irreelle. De plus, nous sommes les seuls clients. Repas du soir dans l’enorme salle a manger a plafond tres haut … “decadent” comme dit le Routard mais je n’utiliserais pas ce terme. Je dirais plutôt “triste” car tant de souvenirs du temps qui passe. J’aime beaucoup, je me sens une MahaRani (epouse de MahaRadja). Photos de famille du maharadja aux murs. Et de nouveau, nous passons une tres bonne nuit.
MADAME EST SERVIE
DINNER IS SERVED !
Les photos ont ete ajoutees dans le message concernant Mandawa, allez voir a quoi ressemblait notre chambre a coucher .... cela vaut le detour.