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Saturday, January 28, 2012

Day 80 = 26 janvier/January PARATY, ville coloniale / old colonial town


Google images
une derniere photo des plages de Ubatuba pour donner envie ....
a last one for the road


We finally left Ubatuba yabadabada (but who invented this name, the Flinstones??), the main reason being that the sky is very grey this morning. We would have liked to discover a third 4-star beach but it is not too much fun under the rain. In fact, it rains every day at least some minutes, or more during the night. But this morning it looks reeeeaaaally grey. So we take the bus for just 1 hour to Paraty, a beautiful wonderful and very nice (enough superlatives?) old historical colonial town. We spend the whole afternoon just strolling around. We haven't enough eyes to admire the architecture and intend to definitely stay several days.
More about this Unesco World Heritage site in next article.


Tous les jours il pleut, soit un petit peu - comme quand nous etions sur la plage de Felix - soit bien plus pendant la nuit. Ce matin, le ciel est vraiment tres gris et nous decidons de quitter Ubatuba youplala  (derniere fois que je rigole, promis) quoi que nous aurions bien aime decouvrir une troisieme plage 4 etoiles et pourquoi pas une quatrieme. J'espere d'ailleurs que les photos que je copie de Google images donnent une bonne idee de la beaute des plages.

Tiens, j'ai oublie de parler du vendeur de glace sur la plage de Itamambuca. Tous les matins il prend le bus a Ubatuba avec sa boite en frigolite remplie de 350 sorvetes, des "Friscos" comme on disait quand j'etais petite, des glaces aux fruits, a la vanille, au chocolat, au lait concentre .... Il les decharge ensuite dans sa petite charrette jaune et passe sa journee a les vendre sur la plage. Il est tout maigre, en uniforme rouge et jaune, de peau tres basanee toute ratatinee, mais toujours souriant, digne et souvent fatigue. Le pauvre s'est assis a cote de nous pour dormir quelques minutes. Il doit avoir 60 si pas 70 ans. Et le soir, il reprend le bus vers Ubatuba avec les glaces qui lui restent dans sa boite en frigolite, bien securisee avec 2 vieux sandows. Je lui demande combien il en vend par jour, il me repond en moyenne 200 et plus le weekend. Ce jour-la, je lui aurais bien achete toute sa cargaison.


C'est donc sous les premieres goutes de pluie que nous prenons le bus pour parcourir les 70 km qui nous separent de Paraty, une ville coloniale historique superbe, magnifique, tellement jolie (assez de superlatifs??) avec tout ce qu'il faut pour etre classee par l'Unesco au Patrimoine Mondial de l'Humanite. Nous passons tout l'apres-midi, Philippe, moi et Wolfgang-le-parapluie a parcourir les rues pavees et comptons bien rester dans ce bel endroit plusieurs jours.
Suite au prochain numero.


 Google images

Google images
Ceci est bien Paraty meme si on peut lire Cubamagica en haut a droite
this is Paraty allthough you read Cubamagica on top

UBATUBA : 102 plages / 102 beaches

Yes indeed, one hundred and two beaches for the whole Ubatuba area, whereunder some with a 4-star rating and several more with a 3-star. This is heaven for beach lovers like Philip. We will spend 2 afternoons on 2 of those 4-star ones, Praia do Felix and Praia Itamambuca, 2 wonderful places: white sand, nice water, shade thanks to the trees ... little paradises. To go there we just take the local bus for 15 or 10 km respectively and have to walk about 700m or one km to the beach itself. We spend hours just sitting on the beach and reading, and of course jumping in and out the waves (not me as the water is still just not warm enough). Morris West, Orson Wells, and soon Henry Miller and George B. Shaw.


Google images --- Itamambuca beach

Cent deux plages en effet pour toute la region de Ubatuba, dont plusieurs sont considerees 4 etoiles, Il faut savoir que le guide bresilien Guia Quatro Rodas - equivalant du Michelin - donne 5 etoiles a seulement 3 plages dans tout le Bresil (j'espere ne pas me tromper en ecrivant ce chiffre); une 4 etoiles est donc vraiment de haut niveau.
Les 2 prochains jours, nous prenons donc le bus vers midi pour, un jour la Praia do Felix et le lendemain celle de Itamamboca. De l'arret du bus il faut encore marcher 700m et 1 km. Ces plages ressemblent a des cartes postales : sable blanc, mer bleu, figuiers et autres arbres a grandes feuilles donnant de l'ombre (pas le cocotiers a 45 degres... gardons cela pour les Tropiques). Vraiment super sympa, des plages "superlatives". Et la mer est de plus en plus chaude, quelle difference avec celles plus au sud du pays.


Google Images -- Praia do Felix

Pendant ces 2 jours nous lisons beaucoup. Philippe a trouve un magasin de livres d'occasion et a achete 4 livres de poche d'un coup, et hop, car nous avons termine de lire ceux que nous avions dans nos bagages. Je viens en effet de terminer El Caso Neruda, tres bon livre dont l'action se deroule en septembre 73, quelques semaines avant et au moment du coup d'Etat au Chili.  Je devore un roman policier tres facile,(je l'avoue) de Morris West, suivi d'un autre ecrit par Orson Wells lui-meme. Mais qui va lire de la haute philosophie sur une plage ... j'ai en effet abandonne avant la fin "Lettre aux dirigeants de l'Union sovietique" ecrit par Soljenitzine en 1974.
Le Wifi de l'hotel ne fonctionne pas bien, ce qui est la 2eme raison pour laquelle le blog n'est pas mis a jour.

Decouverte d'une chaine televisee française que nous n'avions jamais eu l'occasion de voir, France 24 (film sur Soeur Sourire). Pas de TV5, par contre.
Et surprise, pour la premiere fois, une emission en hongrois (sans sous-titres). Tout d'abord nous pensions qu'il s'agissait de turc mais quand j'ai entendu le mot igen (=oui), j'ai compris. C'est en effet le seul mot hongrois dont je me souvienne.

Les 2 soirs nous mangeons chez Habib's (non, pas Habibi), the very best deal in town !!!
J'ai finalement achete des "slashs", des thongs, des flipflops ... mes pieds vont enfin ressembler a ceux des locaux. En effet, on dirait que tous les Bresiliens naissent avec ces sandales aux pieds, c'est la chaussure nationale !

bus - Sao Paolo - bus - Ubatuba

We take the bus for a 6 hour trip to Sao Paulo, from where we take another one for 4 hours to the coast again a place called Ubatuba yabadabada (do they know Seinfeld ?).

During the whole trip we see many hills and a lot of green, very green.

Sao Paulo was only discovered from the bus; it looks huuuuuuuuuuuge, and sad, not very nice, and we saw our first favelas after more than 3 weeks in Brasil. Again, another bus for 4 hours to finally get at Ubatuba, where we will stay 3 nights as there are several wonderful beaches to discover.




6 heures de bus pour Sao Paulo. Notre dernier jour de longs trajets en bus. Paysage tres vallone et tres vert quasiment toute la route. Le bus est super confortable !!

Nous decouvrons Sao Paulo depuis le bus. Premieres favelas depuis notre arrivee au Bresil il ya plus de 3 semaines. Hauts buildings moches partout, pluie, embouteillage...

Depuis la gare de bus - tellement grande qu'elle fait penser a un aeroport - autre bus vers la cote, 4 heures de trajet apres 2 heures d'attente.

De nouveau, paysage toujours tres vallone, presque montagneux, et toujours vert, tres vert.

Et nous voila a Ubatuba tralala yabedabeda (desolee mais ce nom me fait rigoler a chaque fois)  dans le noir. Aucune idee d'ou se situe le centre ville... nous faisons donc confiance au chauffeur du bus local qui nous conseille de descendre ici car la et la et la il y a des hotels. Allez, on en choisit un avec l'idee de changer demain pour une meilleure situation.

Le lendemain matin, on se rend compte qu'on est pile au bon endroit a un bloc de la mer ! super !!! On va rester 3 nuits car il y a plein de plages a decouvrir

Curitiba

As told last time, we came back from Ilha do Mel to Curitiba for one night.
This big city is known worldwide for its excellent public transit system. We could experience it first hand. Anywhere you look there are busses : grey ones, orange ones, etc . But the most obvious one is what they actually call the "metro on the ground" instead of under the ground, huge red busses in 3 pieces. Now, if you stand in the back, you need some experience; I could not stay on my feet as I had not enough balance, it as incredible how everything moved ! The majority of the populaton takes the bus, which is fantastic.


The city has interesting aspects : the Oscar Niemeyer museum with its very special architecture, many nice parks, Santa Felicidade the italian neighborhood with the best bread & pastry store we encountered in this whole trip, and foremost its winery Dunigan.There, we discovered sweet red table wine, not as sweet as Port but very special indeed.

 google images / bus stop in Curitiba




Nous sommes donc revenus de l'Ilha do Mel sur Curitiba pour un soir. Quelques mots sur cette grande ville avant de la quitter.

Curitiba est surtout connue pour ses transports en commun. Partout on on regarde, il y a au moins un bus a l'horizon, toujours plein. Les plus impressionnants sont les "metros de surface", les tres longs bus rouges, en 3 parties reliees par 2 accordeons. Mais pour rester debout a la queue du bus  il faut soit de l'experience soit avoir suivi un stage d'equilibriste ! Je n'ai jamais vecu cela de ma vie, impossible de rester debout, la loi de la physique (inertie??) gagne et je dois m'asseoir sur un rebord, a defaut de fauteuil libre.
Les arrets de bus ressemblent a des buses geantes en plexiglas. Chaque "buse" compte un prepose aux tickets (ce qui donne du boulot) qui fait gagner du temps au chauffeur; on descend du bus par les portes 2 et 4, y monte par la 3 et la 5 ... chargement et dechargement se font donc dans un temps record grace a cette formidable organisation. 

Curitiba recycle 13% de ses dechets alors que le autres villes n'en sont qu'a 1% (un seul petit %).
La ville possede plein d'aspets interessants. Le musee Oscar Niemayer et son architecture originale. Son quartier Santa Felicidade, itlalien de corps et d'ame, avec la meilleure patisserie de tout notre voyage; et le vin Dunigan dont les vignobles se sitent pres de Benito Goncalves mais le vin est fabrique ici. Desirez-vous gouter celui-ci ? Mais oui. Et celui-la ? mais bien sur ?  Et l'autre ? evidemment. Et il y a aussi celui-ci. Et hop, un autre verre ..... Elle etait bien gentille, la petite dame. Et nous sommes sortis avec notre bouteille de vin de table rouge doux; vino tinto de mesa suave (elaborado con uvas Bordo); oui, oui, doux, la 1ere fois que je goute ce genre de vin (a ne pas confondre avec le Porto ou le Madere doux).   Leur site web :ht tp://www.vinhosdurigan.com.br

Le site Tripadvisor.com ainsi que d'autres guides presentent un Top 10 de choses a ne pas rater a Curitiba. Bon, on va donc voir nr 1, le Jardin Botanique et sa grande serre. Mwouais.....la serre est vraiment tres jolie et sur toutes les cartes postales, sauf qu'a Bruxelles, on en a 2 (les serres royales de Laeken et le Botanique) et je pense qu'il y en a bien une dans chaque capitale ou grande ville europeenne egalement. Donc en fait, pas tellement original. Par contre, on a beaucoup aime le Teatro Arame, theatre tout en verre et fer, comme une serre justement, mais plus original vu qu'il s'agit d'un vrai theatre.

photo Google Images :



Pendant nos peregrinations nous sommes passes devant la mosquee et, par chance, la personne qui etait en train de fermer le porte a cle, nous voyant regarder d'un air interesse, nous a laisse entrer (sans chaussues et voile sur la tete, evidemment). Elle est jolie avec son mur turquoise et bleu. Notre guide est tres fier de nous expliquer que la mosquee fut construite sans aucun appui etranger mais grace aux fonds des 500 familles musulmanes de la ville. Nous sommes tout a fait independants. Nous sommes chiites et sunites, ensemble, et on s'entend tres bien. La majorite est libanaise.

Voila, bonne nuit et rv demain a la Rodovaria pour le dernier long trajet en bus.

Friday, January 27, 2012

Ilha do Mel, Chine & Afrique : quel lien ?

In Argentina and Chile we crossed the path of  many tourists, mostly Europeans and more precisely French. It was interesting as we would exchange advises for our both further trips. Here in Brasil, the situation is so different : only Brasilian tourists and Argentinians on the beaches. That's it !  So, we were very astonished to hear english at the breakfast table in this small Ilha do Mel.
One of the ladies, an American living in Germany and travelling extensively to China, whose job is "sourcing", told us about a situatoin we never heard about : thousands of Africans living in Ghuanzou (ex Canton), China.  If the subject does interest you I highly advise to click on this link I found via google (what would we do without Google !)
http://www.chinasmack.com/2011/pictures/africans-in-guangzhou-opportunities-discrimination.html


Souvenez-vous : au Chili et en Argentine, nous rencontrions de nombreux voyageurs (europeens et surtout français) ce qui permettait d'echanger de bons tuyaux. Mais ici au Bresil, nous nous sentons vraiment "seuls", la majorite des touristes sont bresiliens, suivis des Argentins qui adorent les plages bresiliennes. Des Europeens ? que nenni. Des Americains (des USA, car en fait, ici, tout le monde est en fait "Americain" du sud), encore moins.

Jusqu'a ce jour sur l'Ilha do Mel, et ce pour le premiere fois en 3 semaines, nous avons entendu parler français. Et anglais pendant le petit dejeuner, qui nous a donne l'occasion d'avoir une conversation tres interessante. Le sujet en est Les Africains en Chine. Voici d'ailleurs un lien internet pour ceux que le sujet interesse.    http://www.monde-diplomatique.fr/2010/05/COLOMA/19133

Je transcris ici ses propos :

Cette jeune femme d'origine americaine habite Koblenz ou elle travaille pour une firme allemande. Elle a etudie la philosophie chinoise et d'autres choses que j'ai deja oubliees.

Elle fait du "sourcing" (aucune idee de la version française) un boulot assez nouveau. Elle doit trouver dans le monde des fournisseurs ou de la main d'oeuvre pas chers.

(un peu ce que nous faisons quand nous alllons au Delhaize ou au Vons, que nous comparons poids et prix, et finalement decidons du produit a acheter. Mais c'est du sourcing, ignorants, aurait pu dire Monsieur Jourdain)

Cela fait 5 ans qu'elle passe 2 mois par an en Chine, dans les villes de Guan-Zhou  (ex Canton) et Shen-Zen.

Nous lui demandons pourquoi pas l'Afrique car la main d'oeuvre n'y est pas chere non plus ? Impossible, repond-elle. Il faut y donner des dessous de table pour quelque contrat que ce soit et son entreprise ne joue pas a ses jeux-la.



Et oui, les Chinois travaillent en Afrique, de plus en plus (nous les avons vu a l'oeuvre au Congo, ndlr). Son explication en est que, en Chine, des lois ont ete votees dont celles regularisant la main d'oeuvre en general et enfantine en particulier; de ce fait cette main d'oeuvre n'est plus aussi bon marche qu'avant. Alors, ils quittent leur propre pays afin de trouver meilleur marche ailleurs, des lors en Afrique ou il n y a pas toutes ces lois et tous ces controles, avec comme resultat qu'a present ce sont eux qui exploitent les Africains comme ils etaient exploites eux-memes il y a quelques annees



D'ailleurs, a Guan-Zhou, il y a un tout quartier de la ville devenu africain (voir lien internet a ce sujet). Quand elle y a ete il y a 5 ans, la ville etait tout a fait chinoise (normal, on est en Chine lol/mdr). Et d'annee en annee, des Africains y ont ete "invites" , originaires de plusieurs pays, melangeant donc ethnies, tribus..... De ce fait, les luttes ethniques et tribales sont presentes et ce quartier est de nos jours considere assez dangereux.

Elle nous dit que, comme la main d'oeuvre chinoise devient trop chere, une bonne partie des entreprises commence a se diriger vers l'Indonesie ou les Philippines ou autres pays.


Voila, je trouvais ces propos tres interessants et desirais les partager.

Sunday, January 22, 2012

Ilha do Mel - Honey island - Ile du Miel

We did not see any honey there, but the island is beautiful and for a big part Nature Preserve; no cars, no roads, just trails to go from one beach to the other and to the pier and tiny village, meaning 20 houses maximum, and a good quantity of small poussadas and campings.
We stayed 2 nights in this little paradise, in 2 different poussadas. The first night, we slept  with the window open. Indeed, I forgot to mention that until now the south of Brasil is safe, at least so it seems to us. No thiefs, no snakes, no scorpions. Tomorrow we'll be in the state of Sao Paulo and the situation might be different over there.


Apres une tres bonne nuit d'un sommeil long et profond, nous avons pris le bateau pour une traversee de 1h30 vers la Ilha do Mel. Du miel ?? franchement,  je me demande pourquoi elle s'appelle ainsi car nous n'avons vu ni miel, ni abeilles.
L'ile est en grande partie Reserve Naturelle; pour le reste, il n'y a ni voiture ni route, seulement des sentiers, quelques maisons, plusieurs campings, de nombreuses petites poussadas.Tout se fait a pieds (beaucoup) ou a velo (un peu).
Nous y avons passe 2 nuits. Nous avons dormi la fenetre ouverte : signe qu'il n'y a ni scorpions, ni serpents, ni voleurs. J'ai d'ailleurs oublie de signaler que le sud du Bresil nous parait sur (avec accent circonflexe), du moins, c'est notre propre experience. Demain nous continuons vers le nordest (toujours la meme direction) et entrerons dans l'Etat de Sao Paulo ou (avec accent mais pas sur mon clavier) la situation risque d'etre moins positive.

L'ile a plusieurs plages de sable blanc fin ! Vraiment tres fin, on dirait de la farine.
Nous sommes montes jusqu'au phare. Quelle vue. Et quels beaux nuages !!! des gris clairs, des gris fonces, des blancs, et du ciel bleu, le tout pour le meme prix.
Ensuite ballade de 3km sur la plage jusqu'a la Fortalezza, la forteresse construite il y a 200 ans comme defense contre les Espagnols.  Entretemps le ciel devient de plus en plus gris. Le retour a notre point de depart, Vila Brasilia, le "village",  peut se faire soit par bateau  - toute petite coquille de noix sur cette grande mer - soit a pieds via le sentier a travers la foret. La fatigue nous guette, j'ai un peu mal aux pieds et aux tibias (bizarre de sentir ses tibias!) mais l'idee de me retrouver dans ce mini bateau sur les vagues alors que le ciel est menacant me donne des ailes et soudain, plus de fatigue et plus de bobo. Heureusement, car cette ballade de 2720 metres (les panneaux sont precis) est tres belle, a travers cette foret presqu'enchanteresse et berces par les chants d'oiseaux multiples. Nous en avons vu un tres joli, de la taille d'un grand canari, le corps tout rouge vif et les ailes & la queue noirs.

Et comment mange-t-on une grande, juteuse et succulente mangue avec seulement un couteau en plastic, assis sur un vieux banc bancal sur la plage ? En en mettant partout : sur les sandales, sur les jambes, sur les doigts, presque sur le maillot .... ! Mais comme elle etait bonne !!!!

Pluie d'une demi-heure en fin de journee et Wolfgang-le-parapluie, qui etait de la partie et tres frustre de n'avoir rien a faire, est tres heureux car il peut enfin sortir.

Retour sur Paranagua en bateau, suivi de 1h30 en bus sur Curitiba ou nous retrouvons nos bagages, une chambre sympa et l'ordinateur.

Demain  de nombreuses heures de bus en perspective. Nous pensions visiter Ilha Bella. Mais voila que les 2 personnes rencontrees au petit dejeuner sur l'ile (je vais en parler dans un prochain article) nous ont vante les beautes de Ilha Grande. Et puis, il y a Ubatuba (avec un nom pareil, ca doit etre un endroit marrant).
Bref, apres avoir etudie le probleme des bus, et avoir lu ce que disent les internautes des 2 iles concernees, nous avons realise que ne pas nous rendre a Ilha Bella nous facilitera grandement la vie.
Demain, nous prendrons le bus de 8 heures du matin sur Sao Paulo (6 heures de trajet) d'ou nous continuerons sur Ubatuba yaya yabada tralala (ce nom me fait vraiment rigoler), et 4 heures de bus en plus youpie.Nous devrions arriver vers 20h30...
12 heures de bus, comme c'est rigolo. Ca me donnera beaucoup de temps pour terminer le livre que je suis en train de lire (El caso Neruda) et pour ecrire car il faut encore que je decrive un peu Curitiba et que je parle de notre conversation interessante avec une americaine habitant en Allemagne et allant de nombreux mois en Chine pour le boulot. Faudra juste esperer avoir WiFi a l'hotel.


GOOGLE IMAGES    ilha do mel
nous avons loge   a la plage de gauche et marche toute celle de droite que l'on voit  plus celle du fond a droite qu'on ne voit pas



google images      FORTALEZZA

Train - Morretes - Paranagua

I added some pictures from Google Images - I hope it works
J'ai ajoute 3 photos copiees de Google Images - j'espere qu'elles sont visibles.


We took the train Serra Verde Express  from Curitiba to Morretes (on Sundays it goes all the way to Paranagua). This railroad was built in 1885, there are 14 tunnels and 30 bridges. The views are breathtaking.
We visit the lovely old city of Morretes, then go by bus to Paranagua, old port from the 17th century, now partly old historic town, partly modern town and very modern huge port.



Avais-je ecrit "... 2 jours ?" . Finalement, ce furent 4 jours car l'endroit etait tres beau et nous y sommes restes un peu plus que prevu.

Le matin, nous etions a la gare a 8 heures pour prendre le train touristique de Curitiba a Paranagua, sauf qu'en semaine il ne va pas si loin mais s'arrete 40 km plus tot, a Morretes.  Le trajet dure 3 heures..... 3 heures de paysages variant entre beaux et magnifiques.
Cette voie fut construite en 1885 afin de relier Curitiba au port de Paranagua 90 km plus loin; il y a 14 tunnels et 30 ponts car nous sommes dans les montagnes, la Serra do Mar, "montagnes de la mer". La nature est tres verte. 
Ai-je deja mentionne l'humidite bresilienne ? Parfois on se dirait au Congo ! En quelques minutes on est poisseux, beurk.
Mais revenons a nos wagons. Il faut savoir qu'au Bresil, il y eut une desEtatisation du chemin de fer ayant comme consequence que ceux de  l'Etat ne transportent plus  - depuis 1999 - de passagers mais uniquement des marchandises. De toutes facons, on voyage tres bien en bus. Les quelques lignes existentes - touristiques - sont dans les mains de societes privees. Dans notre cas, nous voyageons sur la ligne Serra Verde Express, quoi que "express" n'a ici aucune conotation de vitesse, au contraire; on devrait l'appeler Serra Verde Tortillard.

photo google images

La petite ville de Morretes - fondee en 1721 -  nous fait cadeau d'une bonne surprise : le centre est tres mignon et les abords de sa petite riviere tres bucoliques; on peut meme y nager car la qualite de l'eau est "apte a la baignade" comme le signale un grand panneau.

photo google images  MORRETES et sa riviere

Avec notre tout petit sac a dos, nous ne rentrons donc pas sur Curitiba comme la grande majorite des autres voyageurs mais continuons en bus sur Paranagua, autre belle surprise.
Cette ville est en meme temps un port moderne - le plus grand de l'Etat de Parana - et une ville historique. Celle-ci fut fondee en 1648, (y habitaient les Tupi Guarani, population d'origine ) quoi que des Blancs y avaient deja mis les pieds et des bateaux de pirates y avaient deja echoue un siecle plus tot. De multiples batiments anciens attestent de son histoire. Maisons de couleur rose, bleu bebe, vert pale, jaune ... comme dans le centre historique de Florianopolis, de Laguna, de Curitiba.
Son port moderne s'appelle Dom Pedro II.... dont nous parlions il y a quelques jours, le beau-frere du comte de Joinville, l'arriere grand-pere du Comte de Paris et dernier empereur du Bresil. Nous n'allons pas de ce cote de la ville mais restons dans la partie la plus ancienne, bien sympathique.
Nous cherchons un hotel et passons le restant de l'apres-midi a l'aise a nous promener. Dodo a 21h 30 et excellente nuit car nous ne nous reveillons que vers 8 h le lendemain : 10 heures de sommeil de plomb ne peuvent faire que du bien.


 photo trouvee via google images    Old Paranagua

http://www.utc.fr/~wcuritib/afficher_conference.php?page=57  (fevrier 2009)
Le port du Paranaguá est le premier exportateur de graine de soja de l’Amérique latine et peut recevoir grâce à ses nombreux équipements tous types de marchandises.
Sa superficie est de 230 hectares environ, il a une capacité de stockage de 1.2 millions de tonnes de conteneurs et le quai de débarquement s’étend sur près de 3km le long de la côte.
Etant le plus grand port céréalier du brésil, le corridor d’exportation a une capacité pour embarquer 9000 tonnes de grain par heure. Près de 2 millions de tonnes de graines de soja, plusieurs millions de tonnes de sons de soja et 200 000 tonnes de maïs sont exportés chaque année. Sur a zone du port, on peut apercevoir 21 silos et aire de stockage avec une capacité totale de 76000 tonnes de grains. De plus, vient d’être créé un terminal public qui peut contenir dans ses réservoirs 37 500 m³ d’éthanol