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Saturday, January 19, 2013

OM BEACH

Bye bye Goa ! We leave for our new destination about 100 km to the south. Three local busses bring us in Gokarna from where we take a tuktuk to Om Beach, a very well preserved beach where you only see the front of some small restaurants. Behind them, the bungalows. Hence this beach looks very green and lush. It is also very quiet and not crowded at all.
After 2 nights we leave by night sleeper bus to Banglare from where we'll immediately take another bus for MYSORE.
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Au revoir les jolies plages de Goa; au revoir Goa tout court car nous continuons vers le sud pour entrer dans l’Etat du Karnataka ou nous etions d’ailleurs deja du temps de Hampi. Notre destination est la ville de Gokarna a une centaine de kilometres au sud. Pour gagner du temps nous decidons de ne pas prendre le bus direct qui ne part que dans plusiers heures mais le bus local qui part de suite; il faudra juste changer une fois en cours de route. Mwouais …. ce ne sont pas 2 mais 3 bus qu’il nous faudra + un tuctuc. Mais … on arrive tout de meme quelques heures plus tot qu’avec le bus “direct”.

bus local "omnibus"- remarquez le grillage entre le chauffeur et les passagers.


Paysage rural, cocotiers, plantations et collines; photo prise du bus
 
 
A peine sortie du bus a Gokarna, je n’aime pas l’endroit. Il y a un petit quelque chose, une energie negative. Pourtant le Routard ecrit que “……cette petite cite a l’ambiance de village est une vraie bonne surprise”. Un grand temple se situe en plein centre du village ou les pelerins se rendent toute l’annee et plusieurs ashrams existent pour les accueillir. Certaines ruelles sont bordees de traditionnelles maisons en bois ayant un certain charme, on pourrait meme dire un charme certain. Et pourtant …
De plus, c’est sale. La je me rends compte que Goa etait moins sale que les autres Etats. Les caniveaux sont des poubelles a ciel ouvert, le semblant de ruisseau est une poubelle a ciel ouvert … et la plage, n’en parlons pas !
Et si c’était tout simplement une reaction post-Goa ? Un PGS, Post Goa Syndrom?

Les berges du petit canal

Dans le caniveau, je vois un chiot tout penaud, abandonne, la petite truffe blessee. Pas de maman a l’horizon. Il va bientot mourir de faim ou etre tue par un animal, c’est la loi de la nature. Plus loin, sur le pont, un bon vieux chien, pas famelique mais qui a tout de meme l’air au bout du rouleau. Et je me souviens de ce que disait Gandhi :

The greatness of a nation and its moral progress can be judged by the way in which its animals are treated.
 

 
La grandeur d’une nation et ses progrès moraux peuvent être jugés par la manière dont elle traite les animaux


J’en choque peut-etre plus d’un en parlant des pauvres chiens et non des humains pauvres, mais ils font aussi partie du paysage. Et ce sujet touchait le grand Gandhi.
 

Notre destination finale est a 9 km. Nous quittons Gokarna en tuctuc dont le chauffeur doit surement rever de participer a des courses de Formule 1 car il fonce a toute allure par monts et vaux. Nous arrivons aussi vite que la fleche de Guillaume Tell a notre destination, la OM Beach, ooooom comme le ooooom du yoga et de la meditation car les 2 plages siamoises forment la lettre dite (qui ne se trouve pas sur le clavier d‘ordinateur occidental ).




Elle est super sympa avec ses miliers de cocotiers. Plan “Recherche hotel” est mis en route, je prends un bon massala chai a la seule terrasse ou j’entends parler russe (beaucoup) et indien (un peu). Sommes-nous en Inde ou sur les bord de la Mer Rouge en Crimee ? Un seul hotel de luxe dont le garde ne laisse meme pas entrer Philippe et lui explique qu’il faut reserver 5 jours a l'avance. Pas grave car ce hotel n'est meme pas sur la plage. Tant pis pour eux.  Plusieurs petits etablissssements le long de la plage sont bien plus sympathiques avec leurs quelques bungalows en bambou ou en dur, eparpilles dans la nature et invisibles de la plage. Premiere nuit au Ganesh guest house ou les voisines scandinaves n’arretaient pas de rigoler, de caqueter, de crier jusqu’à minuit passe; seconde nuit au Nirvana qui porte bien son nom car notre chambre (en dur) est sur pilotis et nous profitons d’une jolie vue depuis notre terrasse privee sur les cocotiers.



Ici aussi, les vaches se sentent a l’aise et sont tolerees sur la plage. Le plus impressionant est le moment ou tout le troupeau debouche des fourrees et cocotiers pour longer toute la plage d’un bout a l’autre. L’herbe etant toujours plus verte de l’autre cote de la vallee (ici, de la plage), elles decident evidemment d’aller passer leur journee a l’autre bout et de ce fait elles passent devant et derriere les quelques baigneurs installes sur la plage. Parfois meme sur les essuis/serviettes de plage sans proprietaire. Celui-ci, en sortant de l'eau et n'ayant rien remarque,  risque de se demander pourquoi son essui sent la vache ! Et ou a bien pu disparaitre les biscuits qui se trouvaient dans le sac. D'ailleurs, qui a ose toucher au sac !


Attention : un bulldozer passe.

 

 
 La plage est bien conservee : on ne voit que ceci de la plage ....... derriere se situent les bungalows et tout le reste.
Well preserved beach : you only see this, all other structures are behind.

 Allez les filles, on rentre a la maison !

En fin de journee nous quittons notre joli bungalow. L’equipe qui s’occupe de cette guest house nous dit au-revoir comme si on y avait passe 2 semaines, c'est gentil. Il nous faut traverser les champs avant d’arriver au seul petit chemin ou nous attend un tuctuc. C’est aussi la seule facon d’achalander les guest houses, a l’huile de bras et de genoux. L'autre facon serait de traverser toute la plage dans le sable mou, mais absolument pas pratique.

A travers champs pour arriver a la route
Le tuctuc nous attend au debut du chemin qui amene a la route
 


Notre prochaine destination est la ville de MYSORE, une ville au sud-est. Pour l’atteindre, il y a le bus et le train. Apres avoir compare les differentes possiblites, nous avons choisi celle que nous pensons etre la plus confortable quoi que non la plus courte : le bus-couchettes de nuit vers la ville de Bangalore d’ou nous prendrons directement un autre bus pour 3 heures sur Mysore.


Thursday, January 17, 2013

SOUTH GOA


We go south to Palolem Beach for 4 days. Here also, life is cheap, beach is beautiful.food is great, motorcycles are convenient, helmets are nonexistents, weather always sunny and oh so humid. A lot of time to read interesting books : a James Patterson book, Jesus lives in India, City of Joy, and some more we'll mention next time.
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Quittons la ville pour les plages du sud car il faut tout de meme les comparer a celles du nord. Deux trajets en bus locaux nous amenent au sud de ce petit Etat. Philippe a bien etudie notre guide du Routard et fait le sommaire des conseils reçus d’Indiens pour arriver a la conclusion que celle au doux nom de Palolem sera l‘elue.
 
 Et toujours les vaches, partout.
Cows stroll anywhere they want. These are the "Beach Cows".
 
Cette fois-ci nous faisons exactement l’oppose de notre technique “recherche-hôtels” : nous allons au premier venu, le Palolem Beach Resort, qui justement a encore une chambre de libre pour une seule nuit. En fait, on y restera les 4 nuits car des chambres se libereront. Et, je vous le donne en mille … des draps blancs eclatants, encore. Ah que j’aime Goa !

On fumigene les bungalows 2 fois par semaine car il y aurait de mechants bilulus, ce qui nous stimule a commencer a prendre nos pillules contre la malaria car dans 1 semaine nous serons dans une region marecageuse.
 
L'hotel a une allee de bungalows colores (comme le bleu sur la photo) et un batiment avec de jolies petites chambres. Le cote bungalow serait ideal pour une prochaine reunion de famille, chacun aurait le sien (en dur, pas en bambou), la plage est belle,  il y a plein de petits restaurants, la vie est tres bon marche. Dommage que l'Inde soit si loin de l'Argentine.

Une chambre voisine est habitee par un couple de retraites australiens. Ils viennent chaque annee pour 2 mois a Goa car la vie est tellement moins chere ici que chez eux. Avion + hotels + nourriture leur reviennent moins cher que ce qu’ils depenseraient chez eux. Il parait que le salaire minimum legal est de 15 $Australiens = 12 euros. A ce prix-la, on comprend que la vie soit chere. J’ajoute un peu honteuse que madame, 79 ans, se leve a 6 heures du matin, elle !!, et marche 3 fois aller-retour sur la plage pour un total de 9 km. Pendant ce temps, j’en connais deux qui dorment paisiblement.
La nuit, nos voisins de chambres font beaucoup de bruits. Et que je crie, et que je parle fort, et que je caquette. Madame l’Australienne-qui-se-leve tot n’en peut plus et va les engueuler. Il parait qu’il etait 1 heure du matin; nous dormions tellement bien qu’on n’a rien entendu. La nuit suivante, rebelote avec d’autres voisins Indiens. Si je le avais entendus, ils auraient eu deux touristes sur le dos ! Cela me fait penser a notre premier trajet en Sleeper bus de Bombay a Hampi ou un voisin avait mis le son de sa television maxi fort, ca criait a tue-tete, tant et si bien que je pensais qu’il s’agissait d’un haut parleur central servant pour tout le bus.

Tiens, signalons que dans tout Goa, les locaux parlent anglais. Pas tous, evidemment, mais la grande majorite. C’est autre chose qu’au Rajasthan ou a Delhi et c’est un vrai plaisir de pouvoir parler en anglais normal et non en anglais-petit-negre.

Il y a tellement de Russes que de nombreuses boutiques affichent des messages en cyrillique.


Il y a un restaurant italien authentique. Pour la premiere fois de ce voyage, nous ne mangeons pas indien mais 100% italien. Les Australiens nous conseillent d’aller manger au “Brown Bread”. Quoi, du vrai pain brun ? Absolument …. et j’ose manger, pour la 1ere fois depuis ce voyage, une salade de crudites : avocats, choux blancs, tomates, laitue; aaaaaah quel plaisir !!!!!!
Ca fait deux “premieres fois” en deux jours !


Au fait, une 3eme "premiere fois" : pedicure pratiquee par des petits poissons ..... trop drole. On trempe ses pieds dans un aquarium et ces petites bebetes entre 3 et 6 cm de long viennent grignoter les peaux mortes de vos pieds; hihihi cela chatouille les premieres minutes, ensuite on s'habitue.


Un autre jour nous voyageons en Tapis Volant. Assise en amazone, j’ai vraiment le sentiment de me retrouver sur un TaVo surtout que, comme d’habitude, nous avons le plaisir de rouler sans casques. L’avantage de la moto sur la voiture est qu’on peut humer les odeurs et il y a une plante enchanteresse qui repend un parfum de lilas melange a du muguet (inexistant ici, pourtant); ce sont 2 de mes parfums de fleurs preferes… Vive la moto.
Pour quitter Palolem meme, on se dirait a Saint Tropez en plein mois de juillet : une seule route etroite, des voitures garees d’un cote, des boutiques de l’autre, des tuctucs, des voitures, un bus, une grosse voiture en face, des motos, la vache sacree (ou pas sacree, ca ne se voit pas a sa tete), et puis nous.
Nous nous rendons a la plage voisine de 14 km, Agonda. Tres jolie !! On dirait la notre, Palolem, il y a des annees: meme demi-cercle mais tres peu de restaurants et bungalows ce qui permet encore a la nature d‘avoir le dessus. L’eau est a 26 C mais toujours pas bleue comme aux Caraibes, elle a la couleur du sable (comme a Coxyde, quoi).



Je n'ose pas m'asseoir plus pres de cette Vache de Plage
 yes I am a "chicken" , I do not dare to sit closer to this Beach Cow
 
Sur la route, il faut faire attention quand on veut depasser les vaches ou, ici, les bufflonnes d'eau; elles ont toujours priorite. Photo trop claire car prise a contre-jour

 
On nous apprend que 90% de tous les bungalows en bambou ou bois sont demolis apres la saison. En octobre, on passe un mois a les construire et en mai on les demolit car ils seraient detruits ou s'envoleraient avec la mousson de l'ete + les permis de construction ne s'etendent que pour les quelques mois de vacances. Comme on nous dit, cela offre au moins de l'emploi a des centaines de locaux; faire et defaire, refaire et redefaire. L'hotel ou nous sommes, lui, ne doit rien detruire car ses structures sont en dur.

Nous lisons beaucoup. Philippe a termine de lire le livre de Dominique Lapierre ”La cite de la Joie” dont l’action se situe dans un slum de Calcutta. Je lis “Jesus lived in India” qui est tellement passionnant que je dedierai un article rien qu’a ce sujet. J’abandonne tout de meme Jesus pour me plonger une journee entiere dans une histoire de detective ecrite par James Patterson, ecrivain et scenariste pourtant connu que je ne decouvre qu'aujourd'hui; je lis sans m'arreter car je desire connaitre l’assassin, ensuite il faut savoir comment la policiere va l’attraper et puis, coup de theatre, ce n’est pas lui l’assassin; mais alors, c’est qui ? Quel suspense.
Il faut dire que de nombreux hotels ont une sorte de bilbiotheque ou les touristes abandonnent leurs livre et en prennent d’autres. Nous avons emporte The Moor’s Last Sight de Salman Rushdie qui se passe justement a Kochi ou nous irons bientot. Il y a quelques jours nous avons abandonne notre Guide du Routard, Inde du Nord.


Les pannes d’electricite sont courantes que ce soit a Delhi, au Rajasthan, a Bombay … bref, partout ou nous allons il y a bien une petite coupure de quelques secondes. That’s India ! Voila pourquoi chaque hotel possede un generateur. Et a chaque coup, le Wifi en prend un coup, justement (jeu de mot pas tres malin). Notre hotel ici a Palolem a le Wifi, oui oui , bien sur, on a meme un tout nouveau modem depuis avant-hier. Oui mais… le Wifi ne fonctionnera jamais pendant tout notre sejour apres cette petite panne. Apres 24 heures il a bien voulu se remettre en route de l’autre cote de la rue car  il y arrive par un autre cable, c'est du moins l'explication officielle. That's India too ! Il y a toujours une explication.
En fait, on peut deja etre content qu’ily ait du Wifi dans la majorite des hotels. Quand on y pense, la technologie est parfois incroyable !

 Ces bungalows seront donc detruits, pour etre reconstruits quelques mois plus tard


Comme partout en Inde, Goa inclu, plage ou pas plage, poubelles a ciel ouvert . On en reparlera plus tard.  Ces bungalows ne sont pas des chambres pour touristes mais des habitations locales,  temporaires  egalement. 


 
 
 Jeune mendiant , sur la route de Goa vers le Sud
 

Wednesday, January 16, 2013

OLD GOA - UNESCO


We stay for 2 night in Panaji, capital of Goa state, in the former Portuguese ara of town called Fontainhas. We take a local bus where we see some “Ladies Only” seats. Remember, there were Ladies Only wagons in the metro in Delhi..
Old Goa is a gathering of about 10 churches and convents, the whole being on the UNESCO list of World Heritage. This is all that's left of the old city as all the other buildings were used to rebuild  town in Panaji about 200 years ago. This site became too unhealthy to live which is why  the town was relocated.
 

Porceuncula ... to all the Angelenos : remember the original name of Los Angeles !
Le nom de la petite riviere pres d'Assise, inclue dans le nom original de L.A. :
El pueblo de Nuestra Senora de los angeles de Porciuncula
 
 
L’ensemble des couvents et des eglises sont inscrits sur la liste du Patrimoine Mondial de l’UNESCO.
 
A Panaji, capitale de l'Etat de Goa, nous logeons dans le quartier Fontainhas, nom bien portugais pour un
 quartier bien portugais avec maisons de maitre portugaises, des noms de rue portugais et dont certains habitants parlent parait-il encore le …. et oui, portugais. Notre B&B, une maison d’epoque qui ne compte que 2 chambres, est bien sympathique et, comme a la plage d’Anjuna, nous avons droit aux draps blancs eclatants. Un plaisir.



 
 
 Premier trajet en bus local depuis le debut de notre epopee indienne. Oh Surprise, quelques sieges sont attribues aux  “Ladies Only”, comme les passages de controle des entrees de musee, metro, etc, et  comme certains wagons de metro a Delhi, comme les files pour acheter le billet de cinema a Jaipur. D’autres sieges sont, comme chez nous, reserves aux handicapes. Toutefois, nous constatons que le “ladies only” n’est pas respecte car des hommes s’y installent sans vergogne apparente. Le pire a mon humble avis est que le controleur de bus ne leur tape pas sur les doigts, ni surtout les femmes qui doivent rester debout par manque de place. Je n’en ai vu aucune faire la remarque a un homme assis a leur place. Elles subissent. Mais pourquoi ? Je n’ai pas de reponse.
 
Bus local, donc, pour nous rendre a Old Goa.
Nous avions plante le decor historique … passons au decor tout court : humidite (depuis des jours, d’ailleurs), chaleur (idem), foret, riviere, touristes, encore des touristes, eglise, cathedrale, chapelle, autre eglise, vache, chiens, une autre eglise ….
Comme l’endroit est different de ce que j’imaginais; je ne m’attendais pas a des eglises aussi imposantes. Celles-ci prouvent a quel point la ville de Goa était grande et importante. A present je veux bien croire qu’il y avait 150.000 habitants (300.000 d’apres certains guides).
 


Wikipedia : En 1542, saint Francois Xavier (Francesco de Yasu Xavier) mentionne la splendeur architecturale de la ville qui atteint l'apogée de sa prospérité entre 1575 et 1625. La « Goa Dourada », en français « Goa Dorée », est alors la « merveille des merveilles », selon tous les voyageurs qui s'y rendent, et un proverbe portugais disait : « Celui qui a vu que Goa n'a pas besoin de voir Lisbonne ».

La cathedrale de Se (c’est bien son nom, Se) et l’eglise Saint Francois d’Assise se trouvent dos a dos, litteralement. Quelle idee de construire l’enorme cathedrale a 20 metres de la deja tres grande eglise existante!
 
Saint Francois d'Assise a Gauche, Se a droite
 
 
 
A 200 m vers la riviere, une autre tres grande eglise, San Cajetan, tres inspiree de Saint Pierre de Rome. A 200 m dans l’autre direction, l’eglise de Bom Jesus, la seule dont la façade n‘est pas chaulee. Ici se trouve le tombeau et les reliques de Saint François Xavier que l’on expose au public tous les 10 ans.

Si on marche dans la 3eme direction, on ne voit plus de touristes car ceux-ci se contentent des mastodonte.s Pourtant le petite eglise Saint François Xavier est coquette habillee de jaune pale, au fond d'une allee, un peu perdue. Dommage qu’elle soit fermee. Une affiche demande de ne PAS allumer des cierges sur le parvis devant la porte (en bois) mais sur le presentoir qui se trouve a 2 metres de la. Tres bonne suggestion, mais ou trouver des cierges ? Pas un semblant de cierge a l'horizon.  Situation un peu cocasse.
 
Sommes-nous a Rome ou en Inde ?

 
 
Sommes-nous au Portugal ou en Inde ?


et ici : sommes-nous au Congo ou en Inde ?


 

Retour a Panaji et, comme toutes les semaines prededentes, nous avons un excellent souper (diner pour nos amis Français). Comme la nourriture indienne est bonne ! Aucune deception depuis le debut sauf … allez, je l’avoue, ce soir, justement. Cela fait des semaines que je ne mange ni viande ni poulet ni poisson mais des legumes a toutes les sauces - curry, massala, korma et blabla -accompagnes de riz, de pain naan ou de pommes de terre puree. Et justement ce soir, je faillis a la tradition et commande des gambas sauce locale (il faut dire que Goa est renomme pour ses poissons frais). Et bien, elles ont toutes termine dans l’assiette de Philippe. Par contre, l'accompagnement  de legumes agrementes d'une sauce tomate goanaise sont delicieux. Conclusion : continuons la bonne tradition des legumes avec de temps en temps des lentilles pour les proteines.

 
Nous avons remarque de nombreuses femmes habilles en robe ou jupe plutot qu’en sari ou pantalon/tunique. On a fait travailler nos meninges et en avons deduit qu’il’s’agissait de femmes catholiques. Plus tard, nous lirons dansle guide Lonely Planet que nous avions en effet bien compris. Goa est decidemment vraiment different des autres Etats indiens.

 
Tres bonne nuit dans notre jolie chambre portugaise et les draps blanc eclatants. Zzzzzzzzzzzz.

 
 Vu dans une rue de Panaji ...TINTIN
Clin d'oeil aux Belges et BV
 
 
Choisissez votre moto
Just pick one !!!!!

Sunday, January 13, 2013

GOA-un peu d'histoire / some history

Until some weeks ago I thought Goa was a city. Now, I know it is a state, like Kerala or Rajasthan, about 100km long and 50 km wide. There is even no city called Goa, only an Old Goa who was abandonned 200 years ago and all the houses dismanteled to built the new city of Nova Goa 10km left of it, closer to the ocean. Only the churches were left, about 10 of them, which you still can visit today.

“sossegarde’ : for Goan expatriates, the term is redolent of sultry evenings on pillared verandas, chatting with family and neighbors, with the scent of cashew or frangipani flowers in the air and the crash of surf drifting through a curtain of coconut trees.

Rough Guide, Introduction to Goa.

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Jusqu’en novembre dernier, je pensais que Goa etait une ville, et grande de surcroit, avec hauts batiments en beton. Comme j'etais a cote de la plaque.
La capitale de l’Etat de Goa est le petite (40.000 habitants) ville Panjim depuis 200 ans deja et la ville meme de Goa n‘est plus qu‘un amoncellement d‘eglises entourees de foret. Comme quoi, je le repete, on apprend tous les jours.

 
On plante le decor debut des annees 1600 : 
il y la le ciel, le soleil et la mer .... d‘Arabie. Puis la riviere Mandovi qui s’y jette formant un grand estuaire; plusieurs bastions sur les collines a l‘entree de cet estuaire; 5 km plus loin, un petit patelin, Panaji, ou se trouve une garnison militaire et la douane et ou vivent des pecheurs ainsi quelques Portugais aises ; 10 km plus loin, la grande ville de Goa, l’une des plus grande au monde rivalisant avec Londres et Lisbonne, surnommee la Rome de l'Orient.


 
Cours d’histoire, en tres  bref ;
Il existait une petite ville qui s’appelait Ela, la 2eme ville en importance du sultan de Bijapur - peu importe ou celle-la se trouve - Yussuf Adil Shah, entouree d’une muraillle et d’un fosse. Le plus bel edifice etait son palais avec ses minarets qui dominant la ville. La vie calme et tranquille, train train quotidien sans histoires.

Et voila l’an de grace 1510, Charles Quint a 10 ans, Louis XII regne sur la France, Christophe Colomb a mis les pieds sur une ile des Caraibes il y a 18 ans et Juan Dias de Solis mettra les pieds sur le sol du futur Buenos Aires dans 6 ans. En 1510, donc, un certain Alfonso de Albuquerque, Portugais et fier de l'etre, envoye par son roi qui cherche, comme les Espagnols, la route de l’Inde et semble l’avoir trouvee - se bagarre avec la flotte musulamne de Yussuf et gagne. Il se fait un plaisir de s’installer dans le beau palais, de detruire le reste et d‘etablir un nouvelle ville.

1542 arrivee d’un Jesuite d’origine espagnole (de Navarre pour etre tout a fait precis), Francisco de Jasso Y Xavier, copain de Ignacio de Loyola, et ce juste un an apres la creation officielle de l’ordre des Jesuites  par eux 2 justement et 3 autres compadres. En 1560 arrive, meme ici tres loin de l’Europe, le Santo Officio, l’infame Inquisition. Ce qui me choque, c’est de lire que (le futur saint) Francois Xavier lui-meme encourageât le roi du Portugal a envoyer cette horreur a Goa, impliquant tortures et autres atrocites.
Un certain Charles Dellon, medecin français, fut un des rares a y echapper et ecrivit ses mémoires; son livre Relation de l’Inquisition de Goa fut publie a Paris en 1687 et eut un succes immediat, tant et si bien qu’il fut traduit l’annee suivante en anglais, neerlandais et allemand. Plusieurs grandes figures du Siecle des Lumieres l'ont lu, dont Montesquieu et Voltaire qui s’en serait servi lors de l’elaboration de son Candide.

Pendant tout le 16e siecle, Goa fut le port le plus riche du monde (ah bon? Je pensais que c’était Anvers mais cela doit etre du chauvinisme). C’est grace a Goa que Lisbonne devint la capitale des epices. Pierres precieuses, brocart des Indes, epices, porcelaine et soieries de Chine, chevaux arabes, passaient par Goa. Une route importante pour l'import/export passait par Hampi, d’ou sa grand richesse.

Pourtant le declin vint vite, d’une part a cause de la concurrence hollandaise, francaise et anglaise, et d’autre part a cause des maladies, malaria en tete. Bilulus en tous genres pululaient a cause des eaux saumatres et de la mauvaise irrigation. La ville fut abandonnee au profit du patelin voisin de Panaji rebaptise Nova Goa a 10 km, plus proche de l’estuaire de surcroit. Mais pourquoi donc ne pas y avoir pense plus tot et s’y installer des le debut ? Allez, 10 km, ce n'etait vraiment pas loin, Yussuf y avait aussi un petit palais et on est  plus proche de la mer …ce n’est quand meme pas difficile d’y penser avant la catastrophe. Erreur de jugement fatale ?

Tous les edifices non religieux furent demanteles et les pierres utilisees pour construire les maisons de cette nouvelle ville. Et voila pourquoi on ne trouve plus que des églises et chapelles dans Old Goa. CQFD

“Nova Goa” reprit son nom d’origine Paniji en 1961 quand l'Etat de Goa fut integre dans l Union indienne apres 451 ans d'hegemonie portugaise. En anglais on utilise le nom  Panjim.

site tres interessant : www.ccpgoa.com
prochain article : Old Goa et ses eglises