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Saturday, February 16, 2013

MUNNAR to MADURAI

 
We start the day by walking thru the tea plantation near our homestay. That green is sooooo crisp and, well, green.
Then we take a bus to Madurai. The road from Munnar to Madurai is known for its beauty and we agree, it is really nice as it is full of twists and turns.
We leave Kerala state to enter Tamil Nadu state and stay in Madurai for 2 nights.
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En matinee, nous faisons une petite mais tres jolie balade dans les plantations de the qui se trouvent juste a cote de notre hotel.
A ma grande horreur, nous croisons une equipe de 6 ou 7 travailleurs portant chacun un reservoir sur le dos et pulverisant des pesticides sur les arbustes. Oh rage, oh desespoir, oh traitresse ennemie, sur les plantes de tea pesticide ils ont mis  Je fulmine et pourtant … qui suis-je pour critiquer ? Ces 24.000 hectares de plantations subviennent aux besoins de milliers de familles, des travailleurs qui ne trouveraient pas de travail ailleurs, surtout dans un pays comme celui-ci. Pesticides pour les consommateurs contre boulot pour la population ….le sujet est bien difficile.
Pour le plaisir des yeux, et tant que le WiFi transmet plus vite que son ombre, voici encore quelques photos :







Un tuctuc nous amene a la gare de bus d’où nous partons pour la ville de Madurai a l’est. La route Munnar-Madurai est un des coups de cœur du Guide du Routard et nous nous rejouissons de la decouvrir.
C’est vrai qu’elle est belle, cette route, elle est meme superbe.

Nous virevoltons entre les plantations de the, celles de cardamon, les forets, les rochers, les petits villages, admirant de tres beaux paysages une fois a droite, une fois a gauche, une fois a droite, une fois a gauche, etc etc. Munnar etait a 1600 metres d’altitude et nous descendons jusqu’au niveau de la mer; cela nous donne une tres longue descente.

Notre bus, pas de vitre dans la porte - no glass in the window so fresh air is luckily coming in the bus



Cueilleuses de tea -

Allez, une toute derniere photos des theiers  --- last picture of tea plants, so nice


Passera, passera pas ??? - this IS a 2-way road allthough it often does not seem like it.



I love this logic  -- d'une logique evidente ( ne vous attendez pas a voir tous les animaux tout le temps... il faut etre patient...) 

 

Arret de 15 minutes a la frontiere estatale : bye bye Kerala et bonjour Tamil Nadu, notre 7eme Etat. 


Et maintenant on descend vers Madurai.



Friday, February 15, 2013

MUNNAR and its TEA

We take the bus to Munnar, high in the Kerala mountains. This was the summer place of many people who wanted to escape the very hot and humid summer.
We spend the whole next day walking thru the beautiful tea plantations.
India is the second largest producer of tea (camelia sinensis), the largest consumer and the fourth largest exporter (after Sri Lanka, Kenya and China) in the world
http://www.world-unite.de/en/world-learner/tea-plantation-munnar-india.html is a very interesting website
Munnar itself is an ugly little city allthough the location is really pretty. We miss the Tea Museum, unfortunately arriving 20 minutes after closing time.

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De Kochi nous prenons, pour ne pas faillir a nos habitudes, un BUS vers Munnar qui se trouve a l’est dans les montagnes. Fini donc d’aller toujours vers le sud.
En quittant Ernakulam, ce qui me frappe de nouveau, ce sont ces l’innombrables panneaux publicitaires pour l’or, les bijoux et la soie. On dirait qu’ils sont encore plus grands que la semaine derniere.

Je ne peux m'empecher de prendre en photos les grandes affiches, les femmes sont trop jolies. -  Can't help but take pictures as these women are so well dressed,



Along the way leaving Ernakulam/Kochi- Saint George School


Bus station along the way - une des gares de bus ou nous nous sommes arretes+grande affiche (2 coups en 1)
 In a bus station, the fruit juice stand - ici on vend des jus de fruits
Mais que vient faire l'UE ici en Inde ? Dans cette societe Nadukkara, 70% des actionnaires sont les agriculteurs eux-memes et 30%   l'Etat du Kerala
This company is helped by the EU, no idea why (if someone can help me out here!) . I checked their website , seems 70% of the stakeholders are the  farmers and 30% the state of Kerala


Pendant une partie du trajet j’ai un tres gentil voisin qui, evidemment, me demande “what is your name ? What country are you from ?" Il me dit fierement qu’il est chretien. Ici en Inde, demander a un touriste quelle est sa religion est chose normale.
Quand nous passons devant une grande eglise il me dit qu’elle s’appelle sainte meeeeriiiis. Euh, comment ? Sainte Meerisse ? Meerize ? Mairise ? Cela ne me dit rien. Philippe vient a ma rescousse car il a compris (lui) … sainte Mary’s. On continue a papoter, Il me dit que cette region compterait (utilisons le condtionnel ) 40% de chretiens, 30% de musulmans et 30% de hindous. Faudra verifier si ces chiffres sont corrects, mais vu le nombre d’eglises, c’est plausible. Et on papote encore. Il me dit que son gamin a 5 ans et que son epouse est xxxxxx, quelque chose qui ressemble a dogatche ; finalement je lui demande d’epeler : a-d-v-o-c-a-t-e-; et oui, c’est bien ce que je disais, elle est avocate.
Je ne mentionne pas ces exemples pour me moquer de lui, pas du tout, mais pour illustrer la difficulte que nous rencontrons a tenir de vraies conversations avec les Indiens. Il est rare de croiser un Indien qui maitrise tres bien l’anglais et encore plus rare qui n‘a pas d‘accent a couper au couteau. Nous aussi, nous avons un accent en anglais, c’est evident, alors tous ces accents reunis donnent une bouillabaisse.

Nous traversons le village de Nellikuzhy qui compte une bonne dizaine de magasins de meubles : gros canapes, gros fauteuils, un style bien lourd. Mon voisin m’apprend qu’il s’agit du plus grand centre de fabrication de meubles en Asie. Mwouais …. il a dit de Asie mais je pense qu’il voulait dire Inde. Une recherche Google m’apprendra plus tard qu’il s’agit du plus grande centre au Kerala (he peuchere, il est vraiment Marseillais, le voising) attirant tout de meme des travailleurs de toute l‘Inde.

In Nellikuzhy, ALL the stores sell exactly the same furniture style - TOUS les magasins vendent le meme style de meubles dans ce village


Many men still wear the traditional dhotti ; men can show their legs, women cannot ! IS THIS FAIR ???
Le dhotti comme Gandhi jadis, se porte encore beaucoup au Kerala; les hommes peuvent montrer leurs jambes mais pas les femmes ... INJUSTICE .

Another bus station , hopefully they don't wait for the exact same bus - esperons qu'elles n'attendent pas toutes le MEME bus; dans le notre il n'y a plus de place !




Le pauvre bus monte, et monte, et monte …. et se retrouve dans des montagnes magnifiques couvertes d’arbustes a the. Nous voila dans les environs de Munnar, connu dans toute l’Inde pour son the (23% de la production nationale) sans toutefois atteindre le renom de Darjeeling qui est tout de meme la principale, tout au nord pres de l'Himalaya.

Munnar, dans les montagnes, etait jadis le centre de villegiature d’ete des nantis du Kerala qui ainsi echappaient a l’humidite ecrasante. Comme nous les comprenons.  Je n’ose imaginer la temperature en ete, nous qui transpirons deja beaucoup alors qu'on est en hiver.
 
Allez, operation Recherche-Hotel. Oui mais, cette fois-ci, et pour la premiere fois de ce voyage, le premier hotel est plein, le deuxieme hotel est plein, la maison d’hotes Machin est pleine, la maison d’hotes Trucmuche est pleine. Entretemps il fait noir. Finalement on arrive chez Aida et a notre grand plaisir, nous avons droit a un balcon d’où nous pourrons admirer la vue quand le soleil se levera et nous aussi.
Le proprietaire, un tres gentil Papy, nous avertit que la coupure de courant aura lieu de 20h a 20h30. Cette commune est bien organisee !

 
Le lendemain, journee de ballade,disons meme de vraie marche, le long d’une route qui ne fait que monter, bordee de quelques jolies maisons d’hotes et hotels. Finalement nous arrivons au sommet trempes et la langue qui pend jusque par terre de soif. La, tel un nid d’aigle, un hotel dont les chambres ont une vue epoustouflante sur toute la vallee. Nous buvons un bon Lassi chacun = yaourt liquide, de l’eau, et hop, on redescend.

Oliverbrook - un adorable petit hotel le long de la route

Le paysage est magnifique et parfois nous avons le sentiment de nous trouver dans un jardin geant. Les jeunes pousses des plantes sont d’un vert ecarlate qui rend les montagnes …euh .. ecarlates ! C’est tellement beau que je prends bien trop de photos, mais comme elles sont digitales, ce n’est pas bien grave, on eliminera plus tard.







Le long du chemin nous faisons une petite intrusion dans une foret de plantes de Cardamome qu’on connait de nom mais dont la plante nous etait tout a fait inconnue jusqu’a ce matin. Je n’imaginais pas que ce petit fruit sec tout rikiki, que l’on utilise dans le massala chai, le cafe turc et plein de bons plats, venait d’une aussi grande plante. Son petit nom latin? Elletaria Cardamomum, de la famille des zingiberacees et cousine germaine du gingembre et du curcuma. Ce qui est bizarre, c’est qu’on utilise le rhizome du gingembre et curcuma mais pas celui du cardamome. Pas logique.



 
 
 
 
Nous visitons un magasin qui vend des produits locaux et artisanaux. J’y achete un pot de gel a l’aloe vera et un autre au safran - une nouveaute pour moi - car apres avoir ete rouge ecarlate comme un crabe cuit (souvenir du soleil des Maldives), ma peau pele comme un serpent. Quelques gels naturels ne peuvent faire de tort, au contraire, et on aide l'economie locale.

Nous traversons la petite ville qui est vraiment moche. En fait le site est joli, une petite riviere en boucle qui a creuse une petite vallee en boucle (logique) mais le resultat de la non-infrastructure, du non-planning, de la non-organisation, de la non-logique en fait une ville laide, et bruyante, il va de soi, puisqu'ici comme partout ailleurs on claxonne ! Pendant que nous sommes sur un petit pont pietonnier a lire la carte, j’observe un mendiant et compte le nombre de fois ou il reçoit l’aumône. En 10 minutes, un peu plus de 200 personnes sont passees,  pres de 9 lui ont donne une piece (1 ou 2 roupies) et une personne un billet de 10 roupies . Bilan : 1 personne sur 5 ou sur 6. Voila, statistiques officieuses.

 

On se dirige vers le Tea Museum, de nouveau a pieds car aujourd’hui on a vraiment le vent en poupe. Pourquoi un musee sur l’activite principale de la region se trouve-t’il 1 km en-dehors de la ville ? Mais bon, faut parfois pas etre trop logique en Inde. Le plus rigolo est le moment ou nous croisons des tuctucs pleins a craquer de collegiens qui quittent l’ecole.





 

 

Nous arrivons au musee a 16h20 mais il est trop tard, la caisse ferme a 16heures. Oui, on peut visiter jusqu’à 18h mais on ne peut plus rentrer car la caisse ferme a 16 heures. Non  meme si vous pensez pouvoir effectuer la visite rapidement vous ne pouvez plus rentrer car la caisse ferme a 16 heures. Bon, ok on a compris. Dommage car demain nous n‘aurons pas le temps de revenir.
Il est amusant de savoir qu’en fait, le vrai nom est Tata Tea Museum. Il s’agit bien de la meme famille Tata que celle des voitures et camions que nous croisons tous les jours, et dont nous avons vu la collection personnelle d'armes et armures moghols, tableaux et autres au musee de Bombay.

L”inde est le second producteur mondial de the apres la Chine et le premier consomateur. Au fait, quand on boit du the, on boit du camelia; oui monsieur oui madame, du camelia chinois, du sinensis. Grande fut ma surprise le jour ou je l’ai appris, lors d’une exposition de camelias a Huntington Library a Pasadena. Wablief ? Du camelia ? Cette jolie grande fleur souvent rose ou rouge ? Et oui. Donc, la Dame aux Camelias aurait pu s’appeler La Dame aux fleurs de Theier ?? Pas romantique !
Pour ceux que cela interesse, le tea tree oil ne provient pas de ce camelia mais d’un arbre, le melaleuca.

 
Retour a pieds a la ville, meme route dans l'autre sens. Le long du chemin nous remarquons plusieurs maisons comme sur la photo ci-dessous. Nous pensons - mais c'est pure speculation - qu'il pourrait s'agir de maisonnettes habitees par les travailleurs des plantations de the peut-etre construite par leur employeur ?.



En soiree nous passons une bonne heure dans un cyber-magasin vu que Aida n'a pas l'internet. Il ne s’agit pas du tout d’un cyber cafe mais d’une epicerie qui a installe 2 ordinateurs a l’arriere. Nous voila donc a cote des bouteilles d’eau, de jus d’oranges, des biscuits Parle G (a comparer a nos Petits Beurres) et du dentifrice.

 

MALDIVES

The Maldives …. postcard perfect with  turquoise waters, white beaches, coconut trees and colorful fish. And tourist resorts, yes indeed. But also, for 3 years now, Bed&Breakfasts on the inhabited islands. We spent several days on Maafushi, a local village. This is an unforgettable experience.

More about it soon, but I wanted to send this message already as I have no clue how to change the order of the articles I send , so if I do not send Maldives now , it will never be on its place.
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Le Maldives….la carte postale typique : cocotiers, ciel bleu, mer turquoise, poissons de couleurs et centres touristiques. Mais encore …. Depuis 3 ans le gouvernement a authorise - et meme stimule - l’ouverture de chambres d’hotes dans les iles habitees. Nous avons eu la chance de vivre quelques jours sur Maafushi, une “vraie” ile avec ses “vrais” habitants. Nous avons parle avec quelques (tres jolies) jeunes filles, toutes musulmanes, la religion officielle, foulard sur la tete, qui ont l’air heureuses, m’ont dit qu’elles epouseraient le garçon qu’elles choisiront elles-memes et vont faire leur shopping dans la capitale quand elles en ont envie.

Plus sur les Maldives plus tard, mais comme je n’ai aucune idee comment changer l’ordre des articles publies, je prefere deja faire une petite place pour celui-ci au bon endroit.

Maafushi teenagers, young, healthy and happy
 
 
The store on the corner - le magasin du coin
 
 
the view from our room on 1 of the 3 streets - la vue de notre terrasse  sur 1 des 3 rues de l'ile



yes this is a sandbank in the middle of nowhere and we spent several hours there- just thinking it would be the wrong time for a big wave and the thought is definitely on my mind,
un banc de sable au milieu de l'ocean; autre couleur que ceux de la Mer du Nord- et oui, c'est bien nous sous le parasol -
 

TO BE CONTINUED
 
A SUIVRE

TRAIN

After a lazy morning in Varkala with its nice beach and high cliff, we take te TRAIN back to Kochi. This is really an adventure… our first time ever in an indian train. We were in a 3-nonAC-Sleeper (our indian friends know exactly what this means) : 6 benches per cabin (the two middle ones fold during the day), no separation with the corridor.. The better way to travel is 1st-AC or 2-AC, meaning  only 4 benches, a partition and AC, but not available any more on this train as they are taken by the travellers who go all the way to Bangalore, its final destination.
We go back to Kochi as tomorrow we fly from there to the Maldives, just 90 minutes away.

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Varkala beach

 

Matinee consacree a flaner le long du petit chemin sur la falaise et a profiter un peu de la plage. Nous achetons 2 livres au petit bouquiniste du coin. De nombreux touristes arrivent avec leurs livres de lecture et les laissent sur place; de fait, de nombreux hôtels, petits ou grands, ont un coin bouquins. Nous avons constate que ceux qui laissent le plus de livres - et nous en deduisons qu’ils lisent donc plus que les autres - sont les Allemands. Ensuite on peut a loisir lire en suedois et norvegien, italien, français, russe, neerlandais. C’est vraiment sympa.
Des lors, dans plusieurs villes et villages, il y a des magasins qui se specialisent en vente et echange de ces livres d’occasion. Nous achetons l’Autobiographie de Gandhi et l'Alchimiste de Coelho. Oui je sais, j’avais promis d’aborder le sujet de Jesus et l’Inde, mais le temps passe trop vite.

 
Would you care for a cup of tea, my Dear ?
vendeur de the (chez nous, c'etait les Friskos chocolats glaCES)


Un peu ridicule avec le parapluie qui en arrive a la fin de sa vie, mais oh combien utile pour se proteger du soleil. Pourquoi ne pas louer un parasol? parce que nous ne restons que 30 minutes.
I know, I know, yes this umbrella is going to the garbage tomorrow but today it helps me a lot.
 


2 worlds apart - 2 mondes
 


 


Et voici, Mesdames et Messieurs, notre premier voyage en TRAIN. Roulement de tambour.

Dans des films se passant en Inde on voyait parfois des trains dont plusieurs passagers s’installaient sur le toit. On m’a toutefois bien prevenue que ce n’etait pas (plus?) le cas. Dommage .

Donc, nous voila vers midi a la gare des trains en train (jeu de mot vraiment banal) d’acheter nos billets pour un trajet de 4 heures vers Kochi ou nous retournons car nous y prenons l'avion demain pour les Maldives. Le prepose nous dit qu’il ne reste que des places "normales" et des Non-AC 3sleeper et nous conseille vivement ces dernieres. Drole d’idee d’acheter des places couchettes pour la journee mais bon, on suit son conseil.

Attente sur le quai qui ressemble a tout autre quai de petite gare de Belgique, de France ou de Navarre.

 



Le train arrive, nous montons dans le wagon … et voila que l’aventure commence ! Nous decouvrons une pagaille.

Comment decrire ce voyage ?

Partons d’un train couchette classique que nous connaissons tous, celui de nos vacances en Suisse ou en Autriche quand nous etions adolescents. Enlevons les parois qui separent les compartiments du couloir, ne les remplaçons pas par des rideaux ou voiles; aucune intimite, donc. Ensuite, ajoutons dans le prolongement de chaque banquette 3 personnes, une mini banquette pour une personne, de l’autre cote du couloir, a 60 centimetres (a vue d’œil). Donc, un total de 4 passagers, n’est-ce pas ? Neni, car sur la banquette prevue pour 3 personnes on peut en mettre 4 et meme 5.  Le total varie des lors entre 4 et 7.

Nous ne trouvons pas de place et nous installons sur le pas de la porte - ouverte, bien entendu - le jambes ne pendant pas dans l’air mais presque. Cette place est une des meilleures car on profite de l’air qui circule mais 4 heures ainsi, ce sera long ! Nous monopolisons chacun une porte.

We both sit on the doorsteps, each having our own door ! 

 


Apres une demi-heure, premier arret et la, quelle chance, nous trouvons 2 places libres, 2 sieges individuels face a face alors que les autres sont a 4 sur la banquette de 3, tralaleeeere. Sans oublier plusieurs couchettes superieures ou se reposent d’autres passagers. A chaque arret, le cirque recommence et nos voisins se retrouvent a 5 sur la banquette prevue pour 3.

 
 
Left, the bunk for 3 people, right the individual one; on the ceiling, many fans since this is noAC. Top right and left, the top bunk with also some passengers
 
A gauche, la banquette pour 3 personnes, a droite la banquette individuelle; en haut a droite et gauche, les banquettes superieures dont plusieurs sont occupees. Au plafond, de nombreux ventilateurs.
 
 

 On top, not too many passengers, for once, but then the rush came resulting in 5 people on a 3 seat bunk - a 5 sur une banquette prevue pour 3 alors que pour le trajet precedent, il y avait plus de placee (photo du haut).


Nouvel arret. Un monsieur debarque avec sa grosse valise, fait comprendre par un signe de la tete qu’il veut s’installer a cette place-la et pas ailleurs, et voila que tout le monde se leve et le laisse faire a sa guise. Je le traite interieurement de goujat. L’etonnement a du se lire sur nos visages car nos voisins nous expliquent qu’il a achete son billet a l’avance avec place numerotee. Tous ceux qui comme nous ont achete leur billet en derniere minute n’ont pas de numero de siege. Ah bon. On comprend mieux, mais quand meme, pas de “excusez-moi, auriez-vous l’extreme obligeance de m’autoriser a m’installer a la pace numero untel ?” ou de “j’ai un siege reserve, j’aimerais bien m’y installer mais prenez votre temps” ?  Non, un signe de la tete signifiant “c’est MA place, otez-vous de la que je m’y mette”.  Ouf, nous ne risquons rien car nous sommes assis de l’autre cote du petit couloir et re-tralalalaleeeeeere.
 
A chaque arret, c’est le vrai cirque : certains nouveaux arrivants ont une reservation, s’installent a leur place presque avant que les autres en deguerpissent, et tout cela dans le calme.

Et j’oubliais, on mange et on boit dans le train, des tartines, oui, mais aussi le riz avec la sauce, les dosas frits, tout y passe. Vendeurs de noix, de cafe, et mon prefere, le vendeur de the, sillonnent les couloirs.



 

Ouverture des parenthèses :
Voila mon petit plaisir indien, m’acheter un massala tea -the au lait aux epices - dans la rue ou ici dans le train. Non non n’aillez pas peur, il n’est pas servi dans un verre sale qui a deja servi a 20 autres personnes (quoi que, par 2 fois peut-etre) mais dans un petit gobelet en plastic ou en carton donc tout a fait hygienique quoi que non ecologique. Comme il est bon, ce massala tea, il faudra que j’achete le melange d’epices ad hoc.
Fermeture des parenthèses.


Nouvel arret, et fini le tralalalaleeeeere. Madame et son grand sac a reserve le siege 56, l’individuel de Philippe. Zut alors. Tres gentille, elle se fait toute petite (plus petite que son sac qu’elle arrive a peine a glisser sous la banquette) et nous montre une nouvelle astuce: tu fais clic et clac et voila que nos 2 places individuelles en vis-à-vis de-l’autre-cote-du-couloir-de-60-centimetres deviennent une couchette, donc perpendiculaire aux 6 autres de l’autre cote de la paroi inexistante. Et nous voila donc a 3 + 1 enfant remuant sur cette nouvelle couchette magique, avec 9 personnes en face de nous, 2 au-dessus, quelques-unes dans le couloir et suremenent d’autres devant les portes ouvertes.

En fait, la destination finale de ce train est Bangalore, a une nuit de distance (on compte souvent en heures, pas en kilometres en Inde, comme au Congo). Ohlala … quelle bonne nuit ne vont-ils pas passer.  Vive les bus-couchettes mais celui sans le tissus qui gratouille.

Dans certains villages on a l'impression que le train roule dans les jardins, et dans les petites villes qu'il va rentrer dans la chambre a coucher, tellement il frole de pres les batiments ou jardinets. Petite madeleine de Proust, petit flashback ... quelques souvenirs de mon enfance, du long jardin des mes cousins ou je passais de nombreux mercredis apres-midis et ou nous courrions voir passer le train, le Leuven-Wavre, là-bas tout au fonds. Waar is de tijd ! (Coucou a ces 2 cousins quand ils liront cet article).

Nous descendons a la gare d'Ernakulam. De là nous prenons le bac pour Fort Kochi que nous aimons beaucoup. Nous trouvons rapidement un hotel, avons evidemment droit a la coupure de courant ainsi que du Wifi qui ne fonctionne qu'a cote de la reception et nulle part ailleurs. Demain matin, direction aeroport pour un petit vol de 90 minutes vers les Maldives.

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En ce 14 fevrier, date a laquelle je mets a jour le blog, je viens d'apprendre  la mort de mon copain a 4 pattes Nelson. Au revoir, l'ami, bon voyage.

Bye bye Nelson, have a nice trip over the Rainbow Bridge.


 

Thursday, February 14, 2013

BACKWATERS

We discover the Kerala Backwaters  thanks to a 6 hour boat trip, just 6 people and the captain. The picture will explain much better than words.
The backwaters are a total of 1500 km of canals and some lakes. Rice is cultivated here.

The next day we take the ferry  to Kollam, a great slow trip to admire some more nature and canals. We end the day in Varkala beach.
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Sunrise over the Backwaters


Cocoricoooooo ……. debout tout le monde, il est 6 heures !!

Embarcation a 7 heures dans un petit bateau a moteur afin de decouvrir bien a l’aise les backwaters.

Nous parcourons pendant 6 heures les canaux de long en large et de large en long. Il faut s’imaginer des avenues, des boulevards, des ruelles, des croisements, des rond-points … en eau. Plus de 1500 km de canaux naturels et artificiels ainsi que quelques tres grands lacs. En fait on pourrait aller de Kochi, d'ou nous venons au nord, a Kollam, ou nous irons demain au sud, en bateau.

Le canal, la diguette, la riziere / rice field right and canal left



Il y a des sortes de digues entre l’eau et les champs de riz, deux metres sous le niveau de la mer. Ces digues peuvent etre tres etroites, laissant juste passer les pietons, ou peuvent etre assez larges pour permettre a une famillle d’y construire une maison. Et puis il y a l’oppose, la terre avec le petit canal qui la traverse. Ici un petit restaurant, la-bas une eglise, ailleurs une ecole.

Les champs de riz (riz aquatique) donnent 2 recoltes par an :  Apres le semis et le repicage, on ouvre des vannes et on innonde les champs, 3 mois plus tard environ on peut organiser la recolte  Et on recommence. 
Le riz est l'aliment de base du Keralais

Les berges sont le theatre de plusieurs occupations : on se lave les dents, on se lave tout court, on fait la vaisselle, la lessive, on joue, on fait ses achats, ...

 
 
 


buying some water - marchand d'eau potable




 Even on an ordinary day, the girls dress well.

 

Nos 4 camarades d’excursions sont tres sympathiques.

Un couple de jeunes Americains tres amoureux qui ont eu la chance d’etre invites au mariage d’un cousin. Ils nous l’ont conte en long et en large. En Inde les invites reçoivent des cadeaux, ils n’en offrent pas. Les ceremonies diverses et variees durent cinq jours. Elle avait reçu 3 beau saris; a chaque fois une autre personne l‘aidait a le mettre et le resultat etait different; apparemment chaque region a sa façon. A la premiere ceremonie, elle portait donc un sari tres habille, avais mis de grosses boucles d’oreilles clinquantes et preferait ne pas ajouter un gros collier car elle trouvait qu’elle ressemblait deja assez a un arbre de Noel. Et pourtant, plusieurs Indiennes lui ont demande pourquoi elle n’en avait pas mis. Aux mariages, il faut mettre une tonne de bijoux.

Les 2 autres sont une Uruguayenne et une Basque habitant toutes 2 Barcelone. L’une travaille au Ritz Carlton, l’autre est PR pour Medecins sans Frontieres et attend sa premiere mission a l’etranger vers septembre, probablement en Afrique noire.

Cette ballade dans les Backwaters est vraiment une belle experience.

La vaisselle - mais ne me prenez pas en photo!


Even in the middel of the canals, you cannot escape the huge advertising for gold jewelry (the right one) and for luxurious homes (the left one) !!
Publicite pourl'or (a droite) et pour des maisons de luxe (a gauche), meme ici au milieudes canaux.



Le lendemain, nous prenons le ferry pour un trajet de 8 heures entre Allepuza et la ville de Kolam. Cela nous permet de voir d’autres canaux a l’aise, a fleur de l’eau , voguant a la vitesse des canards. Toutes ces heures me permettent de terminer la lecture de La Cite de la Joie de Dominique Lapierre dont l’action se passe loin d’ici, a Calcutta, certes, mais l‘ame indienne est la meme partout.

 
Une longue rangee de filets chinois nous forment la haie d'honneur - tens of chinese nets

 



Grande eglise  - les temples hindous transmettent de la musique a fond la caisse, ici le long du chenal , mais aussi le long des routes - donc, l'eglise fait pareil , prieres montant au ciel via decibels.


Le ferry termine sa longue flanerie juste a la tombee du jour. Avec un Français rencontre sur le bateau nous partageons un taxi pour nous rendre a 45 minutes, a Varkala, une plage avec falaise en prime.

Le chauffeur est tres fier de sa voiture, une Hindustan Ambassador.
Cette voiture est un symbole, une icône, presque une deesse ! Elle est fabriquee en Inde depuis les annees 50 (elle est donc plus agee que nous). Basee sur un modele anglais de Morris (je la cite au cas ou cela intéresserait quelqu’un) , elle est tres appreciee par les chauffeurs de taxi car plus confortable et plus spacieuse que les caisses d’aujourd’hui.
Une neuve vaut de 8 a 12.000 dollars , celle du chauffeur qui a 15 ans vaudrait 2000 dollars mais evidemment il n’est pas question qu’il la vende car il y est bien trop attache.

2 Ambassadors, they come mostly in white, very rarely in black

L' origine des touristes change de ville en village et on s'amuse a demasquer les pays. Cette plage compte beaucoup de touristes Russes comme a Hampi, Goa et Om Beach.