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Monday, February 4, 2013

MYSORE - SERINGAPATAM PHOTOS?PICTURES

 PHOTOS ont ete ajoutees
PICTURES were added


 
 
THERE stands on the isle of Seringapatam,
By the Cauvery, eddying fast,
A bungalow lonely,
And tenanted only
By memories of the past.
It has stood, as though under a curse or spell,
Untouched since the year that Tippoo fell

Read the full poem The Deserted Bungalow by Aliph Cheem

 

 
Seringapatam is nowadays the small and quiet village of Srirangapatna. However, huge walls once used to protect this city.
“Tippoo” was the sultan who lost the Battle of Seringapatam, fought - with some french help - against the British. A swiss regiment called Her Majesty’s Meuron participated, of which the deceased are buried in the Garrison Cemetery, about a mile away. Here you can find information about that swiss regiment I never heard of before today
http://mysore.ind.in/garrison-cemetery and  http://ccv.northwestcompany.com/demeuron.html
We visit the summer palace of Tippoo Sultan. After the British won, the new governor inhabited it; his name was Sir Arthur Wellesly, later becoming Duke of Wellington, yes, the one who fough tin Waterloo
 http://en.wikipedia.org/wiki/File:The_assault_of_Seringapatam.jpg
File:The assault of Seringapatam.jpg

 
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Ceux qui connaissent bien leur histoire militaire reconnaitront le nom de Seringapatam a cause de son siege et de sa prise en 1799. Sultan Tippu-Saib et ses fideles soldats aides de la France, defendant leur ville contre les Anglais. Non ? Ca ne vous dit rien? A nous non plus ! Jamais entendu parler de cet endroit. Tippo et la France ont perdu en ce jour fatal (pour eux) du 18 mai 1799, lui-meme a trouve la mort dans la bataille, les British ont gagne, les murs de la ville sont oublies et le royaume de Mysore n‘existera plus. End of story.

Mais commencons par le debut.

Nous nous rendons dans le petit village de Srirangapatna a 15 km de Mysore, sur une ile formee par la riviere Koveri (Cauvery dans le poeme). Petit, calme et paisible. Et pourtant, des vestiges de grandes fortifications (pas a la Vauban mais tout comme) sont temoins d’un passe tres glorieux.



Une des portes de la ville - one of the city's gates
et les omnipresents TUCTUC




Le long de l'ancien mur 

 
En dehors de ses murs - a disons 3 kilometres, ou nous nous rendons en tuctuc - Tipu Sultan avait construit son palais d’ete, un batiment extremement leger et aere, je dirais meme aerien, qui se visite mais a l‘interieur duquel il est strictement interdit verboten de prendre des photos. L’appareil doit d’ailleurs rester a la consigne.
Simple et modeste au vu des normes indiennes mais decore a l’extreme avec des peintures partout. Un des murs depeint les palais de tous les autres maharadjas de l‘epoque, telle une bande dessinee avant la lettre; je m'attendais presque a voir Boule et Bill ou Tintin. Et quand on dit partout, c’est vraiment partout, pas un centimetre carre n‘a ete epargne



Apres la defaite et la mort de Tipu Sultan, ce palais devint la residence du vainqueur, un sous-lieutenant d’origine irlandaise - ayant etudie un certain temps a l’ecole militaire d’Angers - a qui succombe la lourde tache de gouverner cette place. Son nom ? Sir Arthur Wellesley, qui recevra en 1813 le titre de marechal et duc de Wellington, celui-la meme qui donna la raclee a un certain Corse un certain 18 juin 1814 dans une certaine morne plaine (au fait, l’an prochain on y fetera les 200 ans en grandes pompes).

Pour qui desire lire sur la carriere impressionnante de Wellington je conseille ce site:
www.cosmovisions.com/Welington.htm

 
Le Routard mentionne un cimetiere français dans les environs et nous desirons evidemment le visiter. Un tuctuc nous y amene par un petit chemin cabosse le long d’un petit ruisseau. A l’entree, une plaque commemorative mentionne In Memory of Louis Dominique de Meuron … Monique de Meuron who undertook the restauration of the Garrison Cemetery. En lisant les noms sur les tombes nous voyons en effet plusieurs fois la mention H.M’s Meuron. Cela doit etre une grande famille, et française vu le nom !
Toutefois, apres des recherches ulterieures approfondies (merci Google - et voila une raison pour laquelle les articles ne sont jamais publies le soir meme) nous decouvrons qu’il ne s’agit pas du tout d’une famille dont plusieurs membres seraient decedes ici - ignares que nous sommes - mais bien du Regiment de Meuron, ou en anglais His Majesty’s Meuron. Et oui, en anglais car ce regiment se battait a la solde des Anglais quoique suisse ! Il portait le nom de son commandant et proprietaire Charles-Daniel de Meuron (ne a Neuchatel) et avait ete a la solde des Hollandais avant d’etre a celle des Anglais !
Ce site web du Musee ethnographique de Neuchâtel, le MEN, decrit l’historique de ce regiment :http://www.men.ch/infomusee.asp/1-3-100-99-1520-99-5-4-1/




 

En fait, ce cimetiere n’a vraiment rien de français. Aaaah le Routard ! Dans le coin, les bras derriere le dos et le bonnet d’ane sur la tete.
La dame qui s'occupe du cimetiere ne manque pas de demander quelques roupies "Pour l'entretien". En fait, c'est touchant de se dire que, 200 ans plus tard, on ne les oublie pas.


Apres la defaite de 99, une eglise sera construite par un Français, l’abbe Dubois, que nous retrouverons a Pondicheri dans quelques semaines.

Quite a faire des recherches, autant approfondir le sujet et se renseigner sur le role de la France. Voici un tres bon resume, extrait d’un livre trouve via google :

La Révolution française voit le retour des hostilités entre la France et la Grande-Bretagne. Désireux d’atteindre Londres dans intérêts économiques, le Directoire s’intéresse de nouveau à l’Inde en soutenant 2 projets conçus par le général républicain Napoléon Bonaparte et qui, à ses yeux, forment les 2 parties d’une meme tenaille : l’expédition d’Egypte et le soutien au sultanat de Mysore

En soutenant le sultan de Mysore Tipou Sahib, la république française espère chasser les Britanniques du Deccan. La chute de Seringapatam, Capitale de Tipou, marque l’écroulement des projets français et permet
à l’East India Company d’étendre sa domination à l’ensemble de la région  http://books.google.fr/books?id=XXGqlS8MIYYC&pg=PA214&lpg=PA214&dq=les+francais+a+seringapatam&source=bl&ots=OISd4COyWN&sig=V4ZEVMFTxY_PnC74UZkUkFIVHsY&hl=fr&sa=X&ei=RBIIUd--CLCWiQeskoCwAw&ved=0CGAQ6AEwBw#v=onepage&q=les%20francais%20a%20seringapatam&f=false
Pour la petite histoire :

--- Tipû envoie trois ambassadeurs à Paris en 1788, Mohammed Dervich Khan, Akbar Ali Khan et Mohammad Osman Khan, qui suscitent un grand intérêt public. Louis XVI, qui a commandé un service de porcelaine de Sèvres comme cadeau diplomatique, leur accorde une audience et persuade l'un d'entre eux de poser pour Élisabeth Vigée-Lebrun.

……… Tipû Sâhib, pour laver ces humiliations, recherche alors le soutien de la France républicaine, devenant même membre du club des Jacobins. ......

--- Dans L'Île mystérieuse (1874), Jules Verne révèle les origines du capitaine Nemo : il s'agit en réalité d'un prince, fils d'un râja indien et neveu de Tipû Sâhib.

 

 
Et juste pour un bourrage de crane encore plus total (apres c'est fini, promis!) voici un homonyme de Tippo Sultan qui n’a aucun lien avec notre histoire et l’Inde mais dont le nom est connu des amis du CONGO :
Tippo Tip … ou selon les langues locales Tippo Tipo1 (1837 - 1905), de son vrai nom Hamed bin Mohammed el Marjebi, était un marchand d’esclaves originaire de Zanzibar. Il fut également propriétaire de plantations et gouverneur de province au Congo. Successeur des sultans de Zanzibar, il conduisit de nombreuses expéditions commerciales en Afrique centrale orientale, dont certaines esclavagistes.

Tippo Tip rencontra et aida plusieurs des grands explorateurs européens du continent africain, dont Henry Morton Stanley, Eduard Schnitzer (Emin Pasha), David Livingstone.


copiee de google image - le mur qui represente tous les palais de l'epoque de Tippo Sultan


Et pourquoi certains paragraphes sont en petites lettres alors que dans le texte original celles-ci sont grandes, je n'en ai aucune idee et ca m'enerve !
 

MYSORE AVEC PHOTOS/PICTURES


Now with the PICTURES
Maintenant avec PHOTOS


We are in Mysore, pronounced My-sore not because of the English language but because its ancient name was Mahisore. Second biggest town of the state of Karnataka with about 800.000 inhabitants where the majority is hindu and 25% muslim.
The city has a long history and used to be the capital of the Mysore kingdom; those times have left some everyday elegance in the simple Streets but mostly the Palace. It was built from 1906 to1912 just when electricity arrived in Mysore which allowed the builders to include an elevator in the palace, still in use.
Virtual visit of the palace : http://www.mysorepalace.gov.in/
We visit the Saturday market which allows us to finally see how incens sticks are made.
The flower market is a colorful place. All those colors and perfumes are a pleasure to the senses.

Sunset over the Mysore Palace

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Allez, assez ecrit sur Bangalore, en route pour Mysore - prononcez en français maille-sort car elle s‘appelait initialement Mahisore - ancienne capitale du royaume du meme nom.

La premiere chose que nous faisons est de foncer sous la douche car nous sommes poisseux apres nos 15 heures de bus reparties sur 21 heures.

Mysore compte pres de 800.000 habitants, dont la majorite est evidemment hindoue et 25% sont musulmans. La langue vehiculaire est le Kannada (pas le canada).

Mysore est surtout connue pour le palais du maharadja, un des plus extraordinaires de l’Inde (dixit le Routard) et d’une extravagance extreme. Portes en argent massif, une rotonde avec toit en vitraux colores, marbre incruste de pierres precieuses, tetes d'elephants empaillees (par marrant a voir) tout y est ! Une anecdote interessante : l’electiricite arriva a Mysore en 1906 et fut immediatement incorporee dans les travaux du palais, ce qui lui vaudra meme un ascenceur qui est toujours utilise. La construction fut terminee en 1912. De nos jours, le fils du maharadjah, decede en 1974, y habite avec sa famille. Je voudrais bien ecrire “le maharadjah actuel” mais comme les titres ont ete abolis, il n’est plus que “le fils de".   Que se passe-t-il d'autre en 1912 ?  Le Titanic coule a pic, les Jeux Olympiques ont lieu a Stockholm, Sun Yat-sen est le 1er president de la republique de Chine, ….. 
Si une visite virtuelle du palais interesse quelqu'un, clicquez ici :
http://www.mysorepalace.gov.in/ car il est defendu de prendre des photos; les appareils doivent etre depose a la consigne; on ne rigole pas !

Le dimanche soir ce palais est tout illumine grace a plus de 10.000 ampoules, mais seulement 30 minutes. Nous supposons que le fils du maharadja doit, lui aussi, faire des economies. Nous avons vu des photos et cela parait feerique. Malheureusement, nous n’aurons pas le plaisir de l’admirer car nous partons dimanche apres-midi.
Les photos me font d’ailleurs penser au Brighton Pavillion - aussi appele le Royal Pavillion-
une ancienne résidence royale …. Il fut construit au début du XIXe siècle pour le prince régent et futur roi George IV comme une résidence de bord de mer. Conçu dans un style architectural exotique, le dessin et l'allure générale du pavillon est de style Indo-Saracénique (en), style très répandu en Inde pratiquement pendant tout le XIXe siècle
Si vous passer par Brighton il faut surement le visiter.


Mysore Palace


Mysore … raconter son histoire et ses gloires prendrait des heures, soyons donc hyper-bref. Pendant plusieurs annees, cette ville dependa du royaume de Hampi (de son nom complet Vijayanagara mais c‘est complique a retenir et meme a ecrire) ou nous etions il y a 2 semaines. Je me rends de mieux en mieux compte de l’importance de ce royaume car meme Goa en fit partie a un certain moment. Un autre chapitre important fut le Sultan Tippo-Saib,d’apres certains un usurpateur et homme cruel, d’apres d’autres bienfaiteur pour le pays. Mais nous en parlerons dans l’article suivant.
En 1881, le Mysore devient le premier État hindou en importance de l'Empire des Indes

Books, books and books in a Mysore street
 

Le centre ville est, comme partout ailleurs en Inde, assez bruyant quoi que moins que la moyenne. Sur le trottoir, une demi douzaine de handicapes se sont donnes rendez-vous et mendient. C’est la premiere fois que nous en voyons tellement, d’habitude ils sont solitaires.C’est bien triste de les voir ainsi; le cul de jatte, l’unijambiste, les victimes de la polio … ou vont-ils le soir? ou vivent-ils ? Que de questions sans reponses. Un jour il faudra qu’on converse avec l’un d’eux, un qui parle anglais.

Nous avons la chance de pouvoir assister au fameux marche du samedi. 3 locaux nous disent qu’il faut y aller donc, on y va. On s’attend a un enorme marche mais non … il est assez petit mais tres pittoresque. Une orgie de fruits et legumes se presente a nos yeux mais le plus interessant pour nous est de voir comment on fabrique des batons d’encens. On se retrouve dans la petite boutique de Monsieur India 1982 qui est tout fier de nous le prouver en sortant de derriere les fagots un article photocopie du Guide Petit Fute.
C’est la grand-mere qui roule les batonnets, elle peut en produire jusqu’a 6000 par jours (si des touristes comme nous ne l’interrompent pas). Incroyable. Il faut des batons de bambou, de la pate noire formee de charbon, d’eau et d’un adhesif mais j’ai oublie lequel (voila ce qui arrive quand on ne note pas de suite) et du bois de santal en poudre. Elle prend le batonnet, l’enrobe de pate noire et la roule ensuite dans la poudre…. en klaar is kees ! Quand au parfum, il est ajoute ensuite en trempant le batonnet d’encens dans l’huile parfumee au choix. Mais six mille ? A voir la dexterite et la vitesse a laquelle grand-mere travaille, serait-ce possible ? Allons, calculons : disons 10 heures de travail donc 36.000 secondes c’est-a-dire 6 secondes par batonnet … mwouais, il a surement des ancetres marseillais.

 
En roulant les batons d'encens - rolling incense  sticks


Donc, ex Mister India (copain de Schwarzenegger? ) vend, outre les batonnets, des huiles parfumees. Quel bouquet de senteurs tropicales : jasmin blanc, jasmin noir, rose, lotus, …mais nous n’achetons toujours rien afin de ne pas devoir transporter des grammes et centimetres carres superflus. Le magasinage (comme diraient nos copains quebecois) se fera le dernier jour a Madras.

 
 


Autre chouette experience est de traverser le marche aux fleurs. Les Indiens offrent toujours des fleurs a leurs divinites en en mettant devant l’efigie, en enveloppant la statuette (ou la motocyclette, souvenez-vous au Rajasthan)  d’un collier de marigold, en en jettant dans l’eau sacree, ou en mettant dans les cheveux. Les fleurs font partie du quotidien. Au marche, on voit des hommes et des femmes fabriquer des looooooooooongues guirlandes qui se vendent au metre, enroulees comme des tuyaux d’arrosage au Brico GB. Des metres de fleurs, piquees une a une avec aiguille et fil.  Ceux qui fabriquent ces guirlandes doivent eux-memes acheter des fleurs, donc l’autre etale les vend aux kilos … svp donnez-moi 2 kilos de marigold, 1 kilo de jasmin blanc et 375 grammes de jasmin rose…ah j’oubliais, 450 grammes de roses rouges… merci a samedi prochain !
Des fleurs au kilo - flowers by the pound


Les guirlandes de fleurs




Apres les fleurs, les legumes; des choux-fleurs aussi grands que des ballons de football, des poivrons verts qui cotoyent des carottes oranges (zavez deja vu des carottes pas oranges? oui, les panais mais alors il ne s'agit plus de carottes), bref, plein de jolies couleurs.





 
Aaaaah, j'oubliais les vaches jaunes !!!!! Il y a eu un festival et les vaches ont l'honneur d'etre peintes en jaune. Il y avait deja la vache mauve et blanche de Milka, maintenant il y a la vache jaune canari. Des que les photos voudront bien arreter de faire la greve, elles temoigneront de cette drole de tradition.
 
NO photoshop !!


NO photoshop non plus, bebe et maman, tout le monde en jaune canari !!!




Scribe public

 
L'hopital, bel immeuble


Rentrant de l'ecole

Allez, le blog a maintenant 3 semaines de retard !! faut pedaler ......

 

Saturday, January 26, 2013

EN BREF - QUICKIE


English text at the end
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Entre les guest houses sans wifi, les pannes d'electiricite qui rendent le Wifi un peu fou ou le Wifi existant mais recalcitrant (et parfois un peu de paresse de ma part) le blog a pris du retard et ce n'est pas ce soir que celui-ci sera rattrape.

Voici en bref ce que nous avons vu la derniere semaine :

- la ville de Mysore, son histoire de capitale de royaume, son palais, son cimetiere français….

- la ville de Fort Cochi, ancien bastion portugais puis hollandais puis re-portugais, un moment français, puis british, avec ses rues ombragees ou on se ballade a souhait sans s’en fatiguer, ses eglises ....

- plus au sud, la ville d’Allepuzha et ses Backwaters, sorte de marais poitevins geants ou nous avons pu faire 2 excursions en bateau

- notre premier trajet en train, seulement 4 heures de jour mais ce fut … epique !!!

Retour a Kochi car nous y prenons un vol demain pour ….les Maldives et voila pourquoi ce n‘est pas ce soir que le blog sera mis a jour, ni meme demain.
 Nous y sommes alles il y a 17 ans lors d’un voyage au Sri Lanka, sans reservations. Evidemment, arriver un vendredi dans un pays tres musulman et de plus la semaine entre Noel et Nouvel An n’etait pas tres malin car tous les hotels etaient pleins. Nous avons rencontre 5 Italiens aussi perdus que nous et tous les 7 avons finalement reussi a louer un bateau de pecheurs avec chambres pour passer 4 jours a naviguer a l’aise et a faire du snorkel. Il faut savoir que les Maldives sont vraiment le paradis, le nirvana des mordus du snorkel dont Philippe fait partie. Ce mini sejour lui avait laisse un gout de trop peu et il revait toujours d'y retourner un jour, quand l'occasion se presenterait. Alors, vu que nous ne sommes qu’a 90 minutes de vol et que depuis quelques annees le gouvernement des iles a autorise les chambres d’hotes en plus des resorts, nous profitons de l'occasion, justement. Cela dit, cette fois-ci nous n'avons pas de reservation non plus mais savons qu'il y a de la place.

Je pense ecrire les articles a l’aise labas  - un et deja quasi termine - mais ils ne seront probablement lance dans l’univers electronique que dans 10 jours lors de notre retour sur la terre ferme. Je ne sais pas comment se comporte le Wifi maldivien; s’il fonctionne, tant mieux, autrement on se reparle dans 10 jours.

ciao ciao

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This blog is a big week behind. After Mysore we went to For Kochi, a former very important port for the Portuguese, then the Dutch, then the British. It is now an adorable little city. We went south to Allepuzzha and its beautiful Backwaters. Then  half a day to Varkala beach. Then back to Kochi from where we will take a flight tomorrow to the MALDIVES. We are so close, just 90 minutes. If you google translate the above text you will read about our first visit 17 years ago.
No idea how Wifi works over there so while on the beach I will wrtie all my articles and post them when we are back on the indian continent. 
Hasta la vista.

 
FORT COCHI : on a "chinese net"  - sur un "filet chinois"  

Tuesday, January 22, 2013

To MYSORE via BENGALURU

We leave Gokarna in the evening  and spend the night in a Sleeper Bus. Our final destination is MYSORE but since the direct busses to this city are not really confortable, we choose comfort but therefor  have to go over Bangalore.  After arrival early morning, we had planned to continue directly to Mysore but change our minds and decide to visit the center of the city.  Since we are here anyway, why not visit a bit, right ? We spend about 3 hours walking in the city center. We would love to see the HiTech part of town but we are told it is about 25 km  away which is too far for a quick trip. So we go back to the huge bus station and take a direct bus to MYSORE.
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Notre 3eme voyage en bus-couchettes nous emmene a Bangalore et sera suivi d'un trajet de 3 heures d'un autre bus vers notre destination finale, la ville de MYSORE. Cette fois-ci, encore un modele de bus different : couchettes doubles bien larges d’un cote du couloir et single de l’autre cote. La rangee du dessous est composee exclusivement de sieges semi-rabattables. Les pauvres. Aah que je suis contente d’etre sur ma couchette!
Nous avons choisi la formule la plus confortable mais aussi la plus longue car nous faisons un crochet via Bangalore - capitale de l'Etat du Karnataka - ce qui rallonge notre voyage. Nous aurions pu prendre un bus direct sur Mysore moins confortable mais preferons quand meme passer une bonne nuit.

Arrives dans l’enorme complexe de 3 gares routieres a Bangalore, nous nous disons que, finalement, pourquoi partir de suite sur Mysore alors que nous avons le temps ?
Toutes les personnes a qui nous avons pose la question ici en Inde a savoir si Bangalore vaut la peine d‘etre visite ont repondu que non, sauf si on desire sortir en boite et s‘amuser (plus de notre age); une personne nous a averti que les vaches y sont immenses. Allez, constatons par nous-memes !

Bagages a la consigne, tuctuc vers le centre et decouverte a pieds du centre ville en zigzaguant. Une grande eglise ici, une mosquee la, un enorme parc ici, un magasin vendant des baguettes la. Quoi , des baguettes ?  Des vraies des belles des dorees qui sentent bon, les premieres depuis notre arrivee en Inde .... mais inaccessibles car le magasin n'ouvre que dans 30 minutes.
Le centre n’est qu’un chantier  a ciel ouvert a cause de la construction du prolongement de la ligne de metro (aerienne) et de hautes palissades cachent plusieurs bâtiments officiels colores, dont celui de la High Court of Karnataka, qui ont l’air jolis et majestueux.  Dommage qu’on ne puisse les voir. Bangalore serait-elle plus jolie qu’on nous aurait dit ?  En tous cas, le peu que nous voyons nous donne l'impression d'une ville moderne, plus propre que la moyenne,  et active, bien plus que Delhi.

Au bout de la MG Road (= Mahatma Gandhi) se situe la Saint Mark’s Cathedral dans laquelle je prends ces photos (je ne prends que tres peu de photos cette fois-ci).


 
toute une vie en Inde




 

Et oui, les vaches sont en effet immenses, elles sont bien plus grandes que toutes celles que nous avons vues depuis des semaines. Le bon air de Bangalore ? une meilleure nouriture ? Ou tout simplement une autre race ?


 
Rue en centre ville; notez les vrais  trottoirs et c'est moins sale (pas de chance, je prends justement une photo devant les poubelles)
 
Admirez mos jolis pompons !!!!


Pour traverser, tu avances a petits pas sans regarder ni a droite ni a gauche; tu verras, ils te laisseront passer, ne t'en fais pas. 1...2...3... allez zou, on y va!
Tu vois ? je te l'avais dit !


Nous nous renseignons au sujet de la ville nouvelle mais il parait qu’elle se trouve a 25 km a l’est, bien trop loin pour y faire un saut rapide.

Voici un bon resume de radio-canada sur cette ville aussi nommee la Silicone Valley de l'Inde
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/dossiers/Inde/2.html
Cinquième ville de l'Inde, Bangalore est une métropole de 5,5 millions d'habitants. Centre de recherches aérospatiales et technologiques depuis les années 60, elle est devenue, depuis 10 ans, la Silicon Valley indienne. De grandes entreprises américaines comme Intel, GE, IBM, Texas Instruments, entre autres, s'y sont installées. Bangalore a également vu naître une industrie indienne du logiciel, incarnée par des géants comme Infosys et Wipro, qui emploient des dizaines de milliers de personnes

Au-delà de son développement économique, Bangalore incarne le rêve indien d'arriver au monde développé. Environ 40 % de la population appartient à la classe moyenne ou aisée, une proportion plus élevée que partout ailleurs. Mais, bien que les bidonvilles bangalorois soient moins sordides et moins nombreux que dans la métropole financière, Bombay, de nombreux problèmes de pauvreté et d'infrastructures subsistent.

Même s'ils gagnent en moyenne quatre ou cinq fois moins cher que leurs collègues nord-américains, ces jeunes professionnels de l'informatique et des services ont une vie totalement différente de celle de leurs parents: ils fréquentent les nombreux pubs de la ville, s'habillent à l'occidentale et achètent voitures et autres biens de consommation. On peut même trouver des groupes de femmes qui chantent les succès anglo-saxons, chose encore très rare au pays de Ganesh.

Bangalore est-elle un modèle pour l'avenir de l'Inde, ou incarne-t-elle le fossé grandissant entre une élite riche et des pauvres misérables? ........







Saturday, January 19, 2013

OM BEACH

Bye bye Goa ! We leave for our new destination about 100 km to the south. Three local busses bring us in Gokarna from where we take a tuktuk to Om Beach, a very well preserved beach where you only see the front of some small restaurants. Behind them, the bungalows. Hence this beach looks very green and lush. It is also very quiet and not crowded at all.
After 2 nights we leave by night sleeper bus to Banglare from where we'll immediately take another bus for MYSORE.
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Au revoir les jolies plages de Goa; au revoir Goa tout court car nous continuons vers le sud pour entrer dans l’Etat du Karnataka ou nous etions d’ailleurs deja du temps de Hampi. Notre destination est la ville de Gokarna a une centaine de kilometres au sud. Pour gagner du temps nous decidons de ne pas prendre le bus direct qui ne part que dans plusiers heures mais le bus local qui part de suite; il faudra juste changer une fois en cours de route. Mwouais …. ce ne sont pas 2 mais 3 bus qu’il nous faudra + un tuctuc. Mais … on arrive tout de meme quelques heures plus tot qu’avec le bus “direct”.

bus local "omnibus"- remarquez le grillage entre le chauffeur et les passagers.


Paysage rural, cocotiers, plantations et collines; photo prise du bus
 
 
A peine sortie du bus a Gokarna, je n’aime pas l’endroit. Il y a un petit quelque chose, une energie negative. Pourtant le Routard ecrit que “……cette petite cite a l’ambiance de village est une vraie bonne surprise”. Un grand temple se situe en plein centre du village ou les pelerins se rendent toute l’annee et plusieurs ashrams existent pour les accueillir. Certaines ruelles sont bordees de traditionnelles maisons en bois ayant un certain charme, on pourrait meme dire un charme certain. Et pourtant …
De plus, c’est sale. La je me rends compte que Goa etait moins sale que les autres Etats. Les caniveaux sont des poubelles a ciel ouvert, le semblant de ruisseau est une poubelle a ciel ouvert … et la plage, n’en parlons pas !
Et si c’était tout simplement une reaction post-Goa ? Un PGS, Post Goa Syndrom?

Les berges du petit canal

Dans le caniveau, je vois un chiot tout penaud, abandonne, la petite truffe blessee. Pas de maman a l’horizon. Il va bientot mourir de faim ou etre tue par un animal, c’est la loi de la nature. Plus loin, sur le pont, un bon vieux chien, pas famelique mais qui a tout de meme l’air au bout du rouleau. Et je me souviens de ce que disait Gandhi :

The greatness of a nation and its moral progress can be judged by the way in which its animals are treated.
 

 
La grandeur d’une nation et ses progrès moraux peuvent être jugés par la manière dont elle traite les animaux


J’en choque peut-etre plus d’un en parlant des pauvres chiens et non des humains pauvres, mais ils font aussi partie du paysage. Et ce sujet touchait le grand Gandhi.
 

Notre destination finale est a 9 km. Nous quittons Gokarna en tuctuc dont le chauffeur doit surement rever de participer a des courses de Formule 1 car il fonce a toute allure par monts et vaux. Nous arrivons aussi vite que la fleche de Guillaume Tell a notre destination, la OM Beach, ooooom comme le ooooom du yoga et de la meditation car les 2 plages siamoises forment la lettre dite (qui ne se trouve pas sur le clavier d‘ordinateur occidental ).




Elle est super sympa avec ses miliers de cocotiers. Plan “Recherche hotel” est mis en route, je prends un bon massala chai a la seule terrasse ou j’entends parler russe (beaucoup) et indien (un peu). Sommes-nous en Inde ou sur les bord de la Mer Rouge en Crimee ? Un seul hotel de luxe dont le garde ne laisse meme pas entrer Philippe et lui explique qu’il faut reserver 5 jours a l'avance. Pas grave car ce hotel n'est meme pas sur la plage. Tant pis pour eux.  Plusieurs petits etablissssements le long de la plage sont bien plus sympathiques avec leurs quelques bungalows en bambou ou en dur, eparpilles dans la nature et invisibles de la plage. Premiere nuit au Ganesh guest house ou les voisines scandinaves n’arretaient pas de rigoler, de caqueter, de crier jusqu’à minuit passe; seconde nuit au Nirvana qui porte bien son nom car notre chambre (en dur) est sur pilotis et nous profitons d’une jolie vue depuis notre terrasse privee sur les cocotiers.



Ici aussi, les vaches se sentent a l’aise et sont tolerees sur la plage. Le plus impressionant est le moment ou tout le troupeau debouche des fourrees et cocotiers pour longer toute la plage d’un bout a l’autre. L’herbe etant toujours plus verte de l’autre cote de la vallee (ici, de la plage), elles decident evidemment d’aller passer leur journee a l’autre bout et de ce fait elles passent devant et derriere les quelques baigneurs installes sur la plage. Parfois meme sur les essuis/serviettes de plage sans proprietaire. Celui-ci, en sortant de l'eau et n'ayant rien remarque,  risque de se demander pourquoi son essui sent la vache ! Et ou a bien pu disparaitre les biscuits qui se trouvaient dans le sac. D'ailleurs, qui a ose toucher au sac !


Attention : un bulldozer passe.

 

 
 La plage est bien conservee : on ne voit que ceci de la plage ....... derriere se situent les bungalows et tout le reste.
Well preserved beach : you only see this, all other structures are behind.

 Allez les filles, on rentre a la maison !

En fin de journee nous quittons notre joli bungalow. L’equipe qui s’occupe de cette guest house nous dit au-revoir comme si on y avait passe 2 semaines, c'est gentil. Il nous faut traverser les champs avant d’arriver au seul petit chemin ou nous attend un tuctuc. C’est aussi la seule facon d’achalander les guest houses, a l’huile de bras et de genoux. L'autre facon serait de traverser toute la plage dans le sable mou, mais absolument pas pratique.

A travers champs pour arriver a la route
Le tuctuc nous attend au debut du chemin qui amene a la route
 


Notre prochaine destination est la ville de MYSORE, une ville au sud-est. Pour l’atteindre, il y a le bus et le train. Apres avoir compare les differentes possiblites, nous avons choisi celle que nous pensons etre la plus confortable quoi que non la plus courte : le bus-couchettes de nuit vers la ville de Bangalore d’ou nous prendrons directement un autre bus pour 3 heures sur Mysore.


Thursday, January 17, 2013

SOUTH GOA


We go south to Palolem Beach for 4 days. Here also, life is cheap, beach is beautiful.food is great, motorcycles are convenient, helmets are nonexistents, weather always sunny and oh so humid. A lot of time to read interesting books : a James Patterson book, Jesus lives in India, City of Joy, and some more we'll mention next time.
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Quittons la ville pour les plages du sud car il faut tout de meme les comparer a celles du nord. Deux trajets en bus locaux nous amenent au sud de ce petit Etat. Philippe a bien etudie notre guide du Routard et fait le sommaire des conseils reçus d’Indiens pour arriver a la conclusion que celle au doux nom de Palolem sera l‘elue.
 
 Et toujours les vaches, partout.
Cows stroll anywhere they want. These are the "Beach Cows".
 
Cette fois-ci nous faisons exactement l’oppose de notre technique “recherche-hôtels” : nous allons au premier venu, le Palolem Beach Resort, qui justement a encore une chambre de libre pour une seule nuit. En fait, on y restera les 4 nuits car des chambres se libereront. Et, je vous le donne en mille … des draps blancs eclatants, encore. Ah que j’aime Goa !

On fumigene les bungalows 2 fois par semaine car il y aurait de mechants bilulus, ce qui nous stimule a commencer a prendre nos pillules contre la malaria car dans 1 semaine nous serons dans une region marecageuse.
 
L'hotel a une allee de bungalows colores (comme le bleu sur la photo) et un batiment avec de jolies petites chambres. Le cote bungalow serait ideal pour une prochaine reunion de famille, chacun aurait le sien (en dur, pas en bambou), la plage est belle,  il y a plein de petits restaurants, la vie est tres bon marche. Dommage que l'Inde soit si loin de l'Argentine.

Une chambre voisine est habitee par un couple de retraites australiens. Ils viennent chaque annee pour 2 mois a Goa car la vie est tellement moins chere ici que chez eux. Avion + hotels + nourriture leur reviennent moins cher que ce qu’ils depenseraient chez eux. Il parait que le salaire minimum legal est de 15 $Australiens = 12 euros. A ce prix-la, on comprend que la vie soit chere. J’ajoute un peu honteuse que madame, 79 ans, se leve a 6 heures du matin, elle !!, et marche 3 fois aller-retour sur la plage pour un total de 9 km. Pendant ce temps, j’en connais deux qui dorment paisiblement.
La nuit, nos voisins de chambres font beaucoup de bruits. Et que je crie, et que je parle fort, et que je caquette. Madame l’Australienne-qui-se-leve tot n’en peut plus et va les engueuler. Il parait qu’il etait 1 heure du matin; nous dormions tellement bien qu’on n’a rien entendu. La nuit suivante, rebelote avec d’autres voisins Indiens. Si je le avais entendus, ils auraient eu deux touristes sur le dos ! Cela me fait penser a notre premier trajet en Sleeper bus de Bombay a Hampi ou un voisin avait mis le son de sa television maxi fort, ca criait a tue-tete, tant et si bien que je pensais qu’il s’agissait d’un haut parleur central servant pour tout le bus.

Tiens, signalons que dans tout Goa, les locaux parlent anglais. Pas tous, evidemment, mais la grande majorite. C’est autre chose qu’au Rajasthan ou a Delhi et c’est un vrai plaisir de pouvoir parler en anglais normal et non en anglais-petit-negre.

Il y a tellement de Russes que de nombreuses boutiques affichent des messages en cyrillique.


Il y a un restaurant italien authentique. Pour la premiere fois de ce voyage, nous ne mangeons pas indien mais 100% italien. Les Australiens nous conseillent d’aller manger au “Brown Bread”. Quoi, du vrai pain brun ? Absolument …. et j’ose manger, pour la 1ere fois depuis ce voyage, une salade de crudites : avocats, choux blancs, tomates, laitue; aaaaaah quel plaisir !!!!!!
Ca fait deux “premieres fois” en deux jours !


Au fait, une 3eme "premiere fois" : pedicure pratiquee par des petits poissons ..... trop drole. On trempe ses pieds dans un aquarium et ces petites bebetes entre 3 et 6 cm de long viennent grignoter les peaux mortes de vos pieds; hihihi cela chatouille les premieres minutes, ensuite on s'habitue.


Un autre jour nous voyageons en Tapis Volant. Assise en amazone, j’ai vraiment le sentiment de me retrouver sur un TaVo surtout que, comme d’habitude, nous avons le plaisir de rouler sans casques. L’avantage de la moto sur la voiture est qu’on peut humer les odeurs et il y a une plante enchanteresse qui repend un parfum de lilas melange a du muguet (inexistant ici, pourtant); ce sont 2 de mes parfums de fleurs preferes… Vive la moto.
Pour quitter Palolem meme, on se dirait a Saint Tropez en plein mois de juillet : une seule route etroite, des voitures garees d’un cote, des boutiques de l’autre, des tuctucs, des voitures, un bus, une grosse voiture en face, des motos, la vache sacree (ou pas sacree, ca ne se voit pas a sa tete), et puis nous.
Nous nous rendons a la plage voisine de 14 km, Agonda. Tres jolie !! On dirait la notre, Palolem, il y a des annees: meme demi-cercle mais tres peu de restaurants et bungalows ce qui permet encore a la nature d‘avoir le dessus. L’eau est a 26 C mais toujours pas bleue comme aux Caraibes, elle a la couleur du sable (comme a Coxyde, quoi).



Je n'ose pas m'asseoir plus pres de cette Vache de Plage
 yes I am a "chicken" , I do not dare to sit closer to this Beach Cow
 
Sur la route, il faut faire attention quand on veut depasser les vaches ou, ici, les bufflonnes d'eau; elles ont toujours priorite. Photo trop claire car prise a contre-jour

 
On nous apprend que 90% de tous les bungalows en bambou ou bois sont demolis apres la saison. En octobre, on passe un mois a les construire et en mai on les demolit car ils seraient detruits ou s'envoleraient avec la mousson de l'ete + les permis de construction ne s'etendent que pour les quelques mois de vacances. Comme on nous dit, cela offre au moins de l'emploi a des centaines de locaux; faire et defaire, refaire et redefaire. L'hotel ou nous sommes, lui, ne doit rien detruire car ses structures sont en dur.

Nous lisons beaucoup. Philippe a termine de lire le livre de Dominique Lapierre ”La cite de la Joie” dont l’action se situe dans un slum de Calcutta. Je lis “Jesus lived in India” qui est tellement passionnant que je dedierai un article rien qu’a ce sujet. J’abandonne tout de meme Jesus pour me plonger une journee entiere dans une histoire de detective ecrite par James Patterson, ecrivain et scenariste pourtant connu que je ne decouvre qu'aujourd'hui; je lis sans m'arreter car je desire connaitre l’assassin, ensuite il faut savoir comment la policiere va l’attraper et puis, coup de theatre, ce n’est pas lui l’assassin; mais alors, c’est qui ? Quel suspense.
Il faut dire que de nombreux hotels ont une sorte de bilbiotheque ou les touristes abandonnent leurs livre et en prennent d’autres. Nous avons emporte The Moor’s Last Sight de Salman Rushdie qui se passe justement a Kochi ou nous irons bientot. Il y a quelques jours nous avons abandonne notre Guide du Routard, Inde du Nord.


Les pannes d’electricite sont courantes que ce soit a Delhi, au Rajasthan, a Bombay … bref, partout ou nous allons il y a bien une petite coupure de quelques secondes. That’s India ! Voila pourquoi chaque hotel possede un generateur. Et a chaque coup, le Wifi en prend un coup, justement (jeu de mot pas tres malin). Notre hotel ici a Palolem a le Wifi, oui oui , bien sur, on a meme un tout nouveau modem depuis avant-hier. Oui mais… le Wifi ne fonctionnera jamais pendant tout notre sejour apres cette petite panne. Apres 24 heures il a bien voulu se remettre en route de l’autre cote de la rue car  il y arrive par un autre cable, c'est du moins l'explication officielle. That's India too ! Il y a toujours une explication.
En fait, on peut deja etre content qu’ily ait du Wifi dans la majorite des hotels. Quand on y pense, la technologie est parfois incroyable !

 Ces bungalows seront donc detruits, pour etre reconstruits quelques mois plus tard


Comme partout en Inde, Goa inclu, plage ou pas plage, poubelles a ciel ouvert . On en reparlera plus tard.  Ces bungalows ne sont pas des chambres pour touristes mais des habitations locales,  temporaires  egalement. 


 
 
 Jeune mendiant , sur la route de Goa vers le Sud
 

Wednesday, January 16, 2013

OLD GOA - UNESCO


We stay for 2 night in Panaji, capital of Goa state, in the former Portuguese ara of town called Fontainhas. We take a local bus where we see some “Ladies Only” seats. Remember, there were Ladies Only wagons in the metro in Delhi..
Old Goa is a gathering of about 10 churches and convents, the whole being on the UNESCO list of World Heritage. This is all that's left of the old city as all the other buildings were used to rebuild  town in Panaji about 200 years ago. This site became too unhealthy to live which is why  the town was relocated.
 

Porceuncula ... to all the Angelenos : remember the original name of Los Angeles !
Le nom de la petite riviere pres d'Assise, inclue dans le nom original de L.A. :
El pueblo de Nuestra Senora de los angeles de Porciuncula
 
 
L’ensemble des couvents et des eglises sont inscrits sur la liste du Patrimoine Mondial de l’UNESCO.
 
A Panaji, capitale de l'Etat de Goa, nous logeons dans le quartier Fontainhas, nom bien portugais pour un
 quartier bien portugais avec maisons de maitre portugaises, des noms de rue portugais et dont certains habitants parlent parait-il encore le …. et oui, portugais. Notre B&B, une maison d’epoque qui ne compte que 2 chambres, est bien sympathique et, comme a la plage d’Anjuna, nous avons droit aux draps blancs eclatants. Un plaisir.



 
 
 Premier trajet en bus local depuis le debut de notre epopee indienne. Oh Surprise, quelques sieges sont attribues aux  “Ladies Only”, comme les passages de controle des entrees de musee, metro, etc, et  comme certains wagons de metro a Delhi, comme les files pour acheter le billet de cinema a Jaipur. D’autres sieges sont, comme chez nous, reserves aux handicapes. Toutefois, nous constatons que le “ladies only” n’est pas respecte car des hommes s’y installent sans vergogne apparente. Le pire a mon humble avis est que le controleur de bus ne leur tape pas sur les doigts, ni surtout les femmes qui doivent rester debout par manque de place. Je n’en ai vu aucune faire la remarque a un homme assis a leur place. Elles subissent. Mais pourquoi ? Je n’ai pas de reponse.
 
Bus local, donc, pour nous rendre a Old Goa.
Nous avions plante le decor historique … passons au decor tout court : humidite (depuis des jours, d’ailleurs), chaleur (idem), foret, riviere, touristes, encore des touristes, eglise, cathedrale, chapelle, autre eglise, vache, chiens, une autre eglise ….
Comme l’endroit est different de ce que j’imaginais; je ne m’attendais pas a des eglises aussi imposantes. Celles-ci prouvent a quel point la ville de Goa était grande et importante. A present je veux bien croire qu’il y avait 150.000 habitants (300.000 d’apres certains guides).
 


Wikipedia : En 1542, saint Francois Xavier (Francesco de Yasu Xavier) mentionne la splendeur architecturale de la ville qui atteint l'apogée de sa prospérité entre 1575 et 1625. La « Goa Dourada », en français « Goa Dorée », est alors la « merveille des merveilles », selon tous les voyageurs qui s'y rendent, et un proverbe portugais disait : « Celui qui a vu que Goa n'a pas besoin de voir Lisbonne ».

La cathedrale de Se (c’est bien son nom, Se) et l’eglise Saint Francois d’Assise se trouvent dos a dos, litteralement. Quelle idee de construire l’enorme cathedrale a 20 metres de la deja tres grande eglise existante!
 
Saint Francois d'Assise a Gauche, Se a droite
 
 
 
A 200 m vers la riviere, une autre tres grande eglise, San Cajetan, tres inspiree de Saint Pierre de Rome. A 200 m dans l’autre direction, l’eglise de Bom Jesus, la seule dont la façade n‘est pas chaulee. Ici se trouve le tombeau et les reliques de Saint François Xavier que l’on expose au public tous les 10 ans.

Si on marche dans la 3eme direction, on ne voit plus de touristes car ceux-ci se contentent des mastodonte.s Pourtant le petite eglise Saint François Xavier est coquette habillee de jaune pale, au fond d'une allee, un peu perdue. Dommage qu’elle soit fermee. Une affiche demande de ne PAS allumer des cierges sur le parvis devant la porte (en bois) mais sur le presentoir qui se trouve a 2 metres de la. Tres bonne suggestion, mais ou trouver des cierges ? Pas un semblant de cierge a l'horizon.  Situation un peu cocasse.
 
Sommes-nous a Rome ou en Inde ?

 
 
Sommes-nous au Portugal ou en Inde ?


et ici : sommes-nous au Congo ou en Inde ?


 

Retour a Panaji et, comme toutes les semaines prededentes, nous avons un excellent souper (diner pour nos amis Français). Comme la nourriture indienne est bonne ! Aucune deception depuis le debut sauf … allez, je l’avoue, ce soir, justement. Cela fait des semaines que je ne mange ni viande ni poulet ni poisson mais des legumes a toutes les sauces - curry, massala, korma et blabla -accompagnes de riz, de pain naan ou de pommes de terre puree. Et justement ce soir, je faillis a la tradition et commande des gambas sauce locale (il faut dire que Goa est renomme pour ses poissons frais). Et bien, elles ont toutes termine dans l’assiette de Philippe. Par contre, l'accompagnement  de legumes agrementes d'une sauce tomate goanaise sont delicieux. Conclusion : continuons la bonne tradition des legumes avec de temps en temps des lentilles pour les proteines.

 
Nous avons remarque de nombreuses femmes habilles en robe ou jupe plutot qu’en sari ou pantalon/tunique. On a fait travailler nos meninges et en avons deduit qu’il’s’agissait de femmes catholiques. Plus tard, nous lirons dansle guide Lonely Planet que nous avions en effet bien compris. Goa est decidemment vraiment different des autres Etats indiens.

 
Tres bonne nuit dans notre jolie chambre portugaise et les draps blanc eclatants. Zzzzzzzzzzzz.

 
 Vu dans une rue de Panaji ...TINTIN
Clin d'oeil aux Belges et BV
 
 
Choisissez votre moto
Just pick one !!!!!

Sunday, January 13, 2013

GOA-un peu d'histoire / some history

Until some weeks ago I thought Goa was a city. Now, I know it is a state, like Kerala or Rajasthan, about 100km long and 50 km wide. There is even no city called Goa, only an Old Goa who was abandonned 200 years ago and all the houses dismanteled to built the new city of Nova Goa 10km left of it, closer to the ocean. Only the churches were left, about 10 of them, which you still can visit today.

“sossegarde’ : for Goan expatriates, the term is redolent of sultry evenings on pillared verandas, chatting with family and neighbors, with the scent of cashew or frangipani flowers in the air and the crash of surf drifting through a curtain of coconut trees.

Rough Guide, Introduction to Goa.

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Jusqu’en novembre dernier, je pensais que Goa etait une ville, et grande de surcroit, avec hauts batiments en beton. Comme j'etais a cote de la plaque.
La capitale de l’Etat de Goa est le petite (40.000 habitants) ville Panjim depuis 200 ans deja et la ville meme de Goa n‘est plus qu‘un amoncellement d‘eglises entourees de foret. Comme quoi, je le repete, on apprend tous les jours.

 
On plante le decor debut des annees 1600 : 
il y la le ciel, le soleil et la mer .... d‘Arabie. Puis la riviere Mandovi qui s’y jette formant un grand estuaire; plusieurs bastions sur les collines a l‘entree de cet estuaire; 5 km plus loin, un petit patelin, Panaji, ou se trouve une garnison militaire et la douane et ou vivent des pecheurs ainsi quelques Portugais aises ; 10 km plus loin, la grande ville de Goa, l’une des plus grande au monde rivalisant avec Londres et Lisbonne, surnommee la Rome de l'Orient.


 
Cours d’histoire, en tres  bref ;
Il existait une petite ville qui s’appelait Ela, la 2eme ville en importance du sultan de Bijapur - peu importe ou celle-la se trouve - Yussuf Adil Shah, entouree d’une muraillle et d’un fosse. Le plus bel edifice etait son palais avec ses minarets qui dominant la ville. La vie calme et tranquille, train train quotidien sans histoires.

Et voila l’an de grace 1510, Charles Quint a 10 ans, Louis XII regne sur la France, Christophe Colomb a mis les pieds sur une ile des Caraibes il y a 18 ans et Juan Dias de Solis mettra les pieds sur le sol du futur Buenos Aires dans 6 ans. En 1510, donc, un certain Alfonso de Albuquerque, Portugais et fier de l'etre, envoye par son roi qui cherche, comme les Espagnols, la route de l’Inde et semble l’avoir trouvee - se bagarre avec la flotte musulamne de Yussuf et gagne. Il se fait un plaisir de s’installer dans le beau palais, de detruire le reste et d‘etablir un nouvelle ville.

1542 arrivee d’un Jesuite d’origine espagnole (de Navarre pour etre tout a fait precis), Francisco de Jasso Y Xavier, copain de Ignacio de Loyola, et ce juste un an apres la creation officielle de l’ordre des Jesuites  par eux 2 justement et 3 autres compadres. En 1560 arrive, meme ici tres loin de l’Europe, le Santo Officio, l’infame Inquisition. Ce qui me choque, c’est de lire que (le futur saint) Francois Xavier lui-meme encourageât le roi du Portugal a envoyer cette horreur a Goa, impliquant tortures et autres atrocites.
Un certain Charles Dellon, medecin français, fut un des rares a y echapper et ecrivit ses mémoires; son livre Relation de l’Inquisition de Goa fut publie a Paris en 1687 et eut un succes immediat, tant et si bien qu’il fut traduit l’annee suivante en anglais, neerlandais et allemand. Plusieurs grandes figures du Siecle des Lumieres l'ont lu, dont Montesquieu et Voltaire qui s’en serait servi lors de l’elaboration de son Candide.

Pendant tout le 16e siecle, Goa fut le port le plus riche du monde (ah bon? Je pensais que c’était Anvers mais cela doit etre du chauvinisme). C’est grace a Goa que Lisbonne devint la capitale des epices. Pierres precieuses, brocart des Indes, epices, porcelaine et soieries de Chine, chevaux arabes, passaient par Goa. Une route importante pour l'import/export passait par Hampi, d’ou sa grand richesse.

Pourtant le declin vint vite, d’une part a cause de la concurrence hollandaise, francaise et anglaise, et d’autre part a cause des maladies, malaria en tete. Bilulus en tous genres pululaient a cause des eaux saumatres et de la mauvaise irrigation. La ville fut abandonnee au profit du patelin voisin de Panaji rebaptise Nova Goa a 10 km, plus proche de l’estuaire de surcroit. Mais pourquoi donc ne pas y avoir pense plus tot et s’y installer des le debut ? Allez, 10 km, ce n'etait vraiment pas loin, Yussuf y avait aussi un petit palais et on est  plus proche de la mer …ce n’est quand meme pas difficile d’y penser avant la catastrophe. Erreur de jugement fatale ?

Tous les edifices non religieux furent demanteles et les pierres utilisees pour construire les maisons de cette nouvelle ville. Et voila pourquoi on ne trouve plus que des églises et chapelles dans Old Goa. CQFD

“Nova Goa” reprit son nom d’origine Paniji en 1961 quand l'Etat de Goa fut integre dans l Union indienne apres 451 ans d'hegemonie portugaise. En anglais on utilise le nom  Panjim.

site tres interessant : www.ccpgoa.com
prochain article : Old Goa et ses eglises